Estrosi rejette "les accusations scandaleuses d'instrumentalisation" de Cazeneuve

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Estrosi rejette "les accusations scandaleuses d'instrumentalisation" de Cazeneuve
@ BERTRAND LANGLOIS / AFP
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Le maire de Nice n'a pas apprécié la réponse de Bernard Cazeneuve après les propos d'une conseillère municipale sur l'enquête de l'attentat de Nice.

Christian Estrosi, premier adjoint LR au maire de Nice, a déclaré dimanche sur Twitter rejeter "les accusations scandaleuses d'instrumentalisation du ministre" Bernard Cazeneuve, au sujet des propos de la policière municipale sur l'enquête sur l'attentat de Nice.

Cazeneuve avait taclé les "accusations indignes" de "certains élus de Nice"... Dans un entretien au Journal du Dimanche, Sandra Bertin, qui était en charge de la vidéosurveillance le soir du 14 juillet, affirme avoir été "harcelée pendant une heure", le lendemain de l'attentat, par un commissaire envoyé, selon elle, par le cabinet du ministre de l'Intérieur. Mais Bernard Cazeneuve a assuré par la suite que c'est le parquet, et non son cabinet, qui a envoyé un émissaire. Une version corroborée par le patron de la police nationale, le ministre de la Justice et le procureur général de Paris, pour qui toutes les demandes à la policière ont été faite pour les besoins de l'enquête.

"Les accusations indignes de ce jour s'inscrivent dans la suite des polémiques virulentes que certains élus de Nice ont souhaité entretenir puis alimenter chaque jour depuis le terrible attentat du 14 juillet", a dénoncé le ministre de l'Intérieur en appelant "chacun à reprendre ses esprits".

... Et ça ne plait pas à Estrosi. Une réponse qui n'a pas du tout plu à Christian Estrosi, ce dernier y voyant là une accusation "d’instrumentalisation" de la part du ministre à l'encontre de la mairie de Nice. "Avec @p_pradal (le maire Philippe Pradal, LR, ndlr), nous rejetons les accusations scandaleuses du ministre d'instrumentalisation des propos d'un agent dans un contexte aussi terrible", déclare Christian Estrosi sur Twitter, où il assure également que la municipalité a découvert dans le Journal du dimanche les propos de la policière municipale Sandra Bertin.