En Dordogne, l'affaire Alexandre Benalla vient assombrir la visite d'Emmanuel Macron

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Moins d'une semaine après la victoire des Bleus au Mondial, des accusations de violences à propos d'un conseiller de l'Elysée pourraient gâcher l'euphorie du président de la République.

Le pays est heureux depuis dimanche soir, fier de sa deuxième étoile. Voilà l'occasion pour Emmanuel Macron de découvrir ce que vaut vraiment l'effet Coupe du monde, qui avait profité, en son temps, à Jacques Chirac. Arrivé en Dordogne mercredi, le chef de l'Etat ne s'attendait certainement pas à ce qu'au milieu d'un ciel si bleu, une affaire vienne éclater sur sa tête avec la violence d'un coup de tonnerre.

Le dérapage d'un conseiller. Alors que l'un des proches collaborateurs du président, Alexandre Benalla, est accusé de violences après la diffusion d'une vidéo où il apparaît en train de frapper un manifestant du 1er-Mai, la classe politique exige des explications. "Ce dont j'aimerais être sûr, c'est qu'à l'Elysée on n'a pas cherché à camoufler cette affaire", a notamment réagi Laurent Wauquiez jeudi, au micro d'Europe 1. "La question que je pose c'est : qui était au courant à l'Elysée, qu'il s'agisse d'Emmanuel Macron ou de ses collaborateurs ?", a ajouté le patron des Républicains.

"Je ne ferai aucune réponse". Mercredi soir, à la sortie d'un dîner à Périgueux avec les élus locaux, Emmanuel Macron a déjà vu ses embrassades et salutations avec la petite foule qui l'attendait ternies par les questions des journalistes. Le chef de l'État a préféré éluder sèchement : "Je viens dire bonjour aux gens qui sont dehors par courtoisie. Je ne ferai aucune réponse".

Une polémique qui pourrait enfler. Le chef de l'Etat souhaite se montrer à l'écoute des territoires, loin de son image de "président des villes". À son programme : la visite d'une maison de services au public, des déambulations et le dévoilement de la nouvelle Marianne qui figurera sur les prochains timbres postaux. Malgré tout, le nuage de la polémique pourrait bien précipiter une nouvelle averse sur la popularité, toujours en berne, du locataire de l'Elysée.

Réponse laconique de Macron

Les journalistes qui accompagnaient le président de la République pour cette visite centrée sur les services publics en milieu rural l'ont a de multiples reprises interrogé sur cette affaire qui suscite une vague d'indignation à gauche comme à droite. Mais Emmanuel Macron a chaque fois refusé de répondre. En fin de visite toutefois, à un journaliste qui lui demandait si "la République n'est pas entachée" par cette affaire, il a répondu : "Non non, la République elle est inaltérable !".