Ce qu'il faut retenir de l'intervention de François Hollande

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Ce qu'il faut retenir de l'intervention de François Hollande
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ON VOUS DIT TOUT - Invité de France Inter lundi matin, le président de la République François Hollande a réaffirmé les réformes qui seront engagées jusqu'en 2017.

Invité lundi matin de France Inter, François Hollande a réaffirmé son désir de combativité en 2015. Le chef de l'Etat a "assumé" la responsabilité des mauvais chiffres du chômage. Il a aussi assuré qu"il "fera tout" pour obtenir une croissance de plus de 1% en 2015. 

L'ESSENTIEL 

• François Hollande "assume" la responsabilité des chiffres du chômage

• Il vise une croissance de plus de 1% en 2015

• Le chef de l'Etat a réaffirmé qu'il n'y aura pas de hausse d'impôt en 2015

• 2017 : "pour l'instant, je ne m'en préoccupe pas", a assuré François Hollande

• "Il y a une crise identitaire "grave" en France", selon le président

• Le chef de l'Etat persiste et signe sur Notre-Dame-des-Landes

• François Hollande rencontrera Angela Merkel dimanche

• Il souhaite une taxe financière contre le réchauffement climatique





François Hollande assume la hausse du chômage. Dès les premiers échanges, le chef de l'Etat est apparu très solennel. Après avoir entendu plusieurs chômeurs de longue durée, François Hollande a tenu à "assumer" la responsabilité des mauvais chiffres du chômage. En novembre, le chômage a ainsi fortement augmenté, avec une hausse de 0,8% par rapport au mois d'octobre. "Je suis président de la République, je ne vais pas dire : c'est la faute de l'étranger, de la conjoncture, de la crise". Et de promettre : "moi, je ferai dans ce quinquennat tout ce que je pourrai" pour obtenir le but fixé. 

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Objectif : dépasser 1% de croissance en 2015. Le président de la République a également assuré lundi matin sur France Inter qu'il ferait "tout" pour que la croissance en France en 2015 dépasse 1%, de manière à faire baisser le chômage. "Je ferai tout pour que la croissance soit la plus haute possible, pour que nous ayons plus de 1% de croissance", soit la prévision officielle du gouvernement pour l'année en cours. Au-dessus de ce seuil, Hollande est persuadé que le chômage reculera.

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Pas de hausse d'impôts... ni de baisse. Le président a réaffirmé ce qu'il avait déjà dit à la fin de l'année dernière : il n'y aura de nouveaux impôts à partir de 2015... ni de baisse. "Si la croissance est un peu supérieure" en 2015 à la prévision officielle de 1%, "cela ira à la réduction des déficits", a promis le chef de l'Etat, ajoutant toutefois que si cela "se confirmait en 2016 ou en 2017, nous verrions ce que nous pourrions faire en termes de baisse de prélèvements".

Hollande donne rendez-vous en 2017. François Hollande a invité à juger à la fin de son quinquennat s'il avait pris ou non "le bon chemin" pour redresser la France. Comme on lui demandait s'il était sûr d'avoir pris "le bon chemin" et un chemin "de gauche", le président a répondu : "nous le verrons à la fin, parce qu'un chemin, c'est là où il conduit et je fais tout pour que la France soit plus forte et plus juste à la fin de mon quinquennat". Par ailleurs, François Hollande ne se préoccupe pas "pour l'instant" de la question d'éventuelles primaires à gauche ni de l'élection présidentielle de 2017. 

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"Une crise identitaire grave" en France. Le président a estimé lundi matin qu'il y avait en France une crise identitaire "grave" et "depuis longtemps". "Elle pèse lourdement car l'environnement est menaçant. Il faut donc avoir les nerfs solides, la pensée ferme et une forme de conviction républicaine", a-t-il affirmé. Le locataire de l'Elysée a concédé qu'il y avait "des raisons de voir des menaces graves dans notre pays, autour de notre pays", citant les "menaces terroristes". 

La gauche doit être "forte moralement". Interrogé sur France Inter par un auditeur sur la "marge de manœuvre" qu'il avait pour "lutter contre cette ultra droite, elle-même ultra décomplexée qu'est le FN", François Hollande a assuré que "c'est quand la gauche est forte moralement qu'elle peut rassembler largement"."Si on veut éviter que les forces de la régression, de la division, de la dispersion, l'emportent, il faut qu'on soit forts, forts économiquement, forts moralement", a encore plaidé le chef de l'Etat.

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Notre-Dame-des-Landes : Hollande garde le cap. Sur l'épineux dossier de construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le président veut maintenir ses engagements. "Ce projet est lancé depuis des années, il est contesté, il y a des recours. Tant que les recours de sont pas épuisés le projet ne peut pas être lancé. Quand les recours seront épuisés, le projet sera lancé", a déclaré François Hollande. Par ailleurs, François Hollande a réaffirmé "la fermeture de Fessenheim".

>> LIRE AUSSI - Hollande : "l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes sera construit"

Le chef de l'Etat rencontrera Angela Merkel dimanche. Le chef de l'Etat a annoncé qu'il rencontrerait la chancelière allemande Angela Merkel dimanche pour "parler de l'avenir de l'Europe". Interrogé sur une convergence entre les points de vue des deux pays sur la croissance, le chef de l'Etat a indiqué : "je vais rencontrer Mme Merkel encore dimanche à l'initiative du président du parlement européen Martin Schulz qui est allemand mais aussi francophone et francophile et nous allons parler de l'avenir de l'Europe, de la relation franco-allemande".

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L'avenir de la Grèce ? "Les Grecs sont libres de décider souverainement de leurs gouvernants", a déclaré François Hollande sur France Inter. "Ce sont des citoyens qui doivent se prononcer comme ils l'entendent". "Quant à la zone euro, c'est à la Grèce seule d'en décider. Il n'y a pas aujourd'hui à émettre je ne sais quelle considération" en fonction de leur vote, a poursuivi le chef de l'Etat, alors que le magazine Der Spiegel écrit que le gouvernement allemand "juge quasiment inévitable" une sortie de la Grèce de la zone euro en cas de victoire du parti de gauche et anti-austérité Syriza.

Une taxe contre le réchauffement climatique. François Hollande souhaite également "au plus tard en 2017 l'instauration d'une taxe sur les transactions financières en Europe", reprenant une promesse de campagne qui peine à voir le jour. Il a réclamé une mise en place de cette taxe dans les onze pays européens volontaires, en la dotant d'une "assiette la plus large possible", et a dit souhaiter que cette taxe soit "mise au service du climat, de la lutte contre le réchauffement climatique" alors que Paris accueillera la conférence sur le climat en décembre.