En cas de victoire, Macron "aura une lourde responsabilité", estime Mailly

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Jean-Claude Mailly, qui refuse de dire pour qui il votera au second tour de la présidentielle, a mis en garde Emmanuel Macron en cas de victoire. 

INTERVIEW

Jean-Claude Mailly se veut prudent. Le secrétaire général de Force ouvrière, qui a décidé de ne pas donner de consigne de vote pour le second tour de la présidentielle - ni de dire pour qui il allait voter - a mis en garde Emmanuel Macron jeudi matin sur Europe 1.

"Il faut qu'il rassemble et évite d'être clivant". S'il est élu, il "aura une lourde responsabilité", estime-t-il. "Il faut qu'il rassemble et évite d'être clivant", juge encore le leader de FO, citant comme exemples "l'accentuation de la loi Travail, l'assurance chômage" qui figurent dans le programme du candidat libéral. "Est-il prêt à amender son programme ? Est-ce qu'il est prêt à écouter ou passer en force ? Je lui conseille la prudence, on saura prendre nos responsabilités si c'est nécessaire", poursuit le syndicaliste qui explique toutefois préférer le dialogue social.

Le "respect" de Macron, le "coup de com'" de Le Pen. Justement, sur ce point, le leader de Force ouvrière a salué l'attitude du candidat Macron, qui "a respecté au moins une chose, la démocratie représentative" en discutant d'abord avec les syndicats de Whirlpool avant d'aller à la rencontre des salariés", à l'inverse de Marine Le Pen et sa "dimension coup de com'".

"Il y a plein de choses à faire". Jean-Claude Mailly qui réclame de vrais changements pour le prochain quinquennat. "Il faut changer les orientations économiques. Pas seulement au niveau national, mais aussi au niveau européen. Il y a une campagne engagée dans tous les pays européens pour l'augmentation des salaires, il faut conditionner les aides publiques, il faut avoir une véritable stratégie industrielle, il faut faire des investissements. Il y a plein de choses à faire, mais cela suppose que l'on sorte de ce qu'on appelle le néo-libéralisme économique dont on voit tous les dégâts", conclut-il.