En arrivant à l'Élysée, Philippe Poutou (NPA) supprimerait le défilé du 14 Juillet

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En arrivant à l'Élysée, Philippe Poutou (NPA) supprimerait le défilé du 14 Juillet
Supprimer le défilé du 14 Juillet serait une des premières mesures réalisées par Philippe Poutou s'il était élu président.@ Lionel BONAVENTURE / POOL / AFP
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En supprimant le défilé du 14 Juillet, Philippe Poutou entend "démilitariser la société" et faire un geste "contre toutes les guerres qu'il y a aujourd'hui".

Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, a expliqué samedi soir sur TF1 que sa première mesure symbolique en tant que président serait de supprimer le défilé du 14 Juillet. "On a réfléchi un peu avant (l'émission, ndlr) avec les camarades (...) et ce qu'on a décidé de dire c'est qu'on pouvait supprimer le défilé militaire du 14 Juillet", avec cette idée de "démilitariser la société", a déclaré Philippe Poutou. La proposition avait été faite par la candidate écologiste Eva Joly en 2012 et avait déclenché une polémique Philippe Poutou lui avait alors apporté son soutien. 



Vers un rapprochement avec LO ? Interrogé sur la présence de deux candidats trotskistes, Nathalie Arthaud (LO) et lui, parmi les candidats à la présidentielle, il a convenu que "c'est la question qui revient tout le temps, même nous, des fois, on est embarrassés avec ça". "C'est vrai que ça paraîtrait logique qu'il y ait eu au moins une discussion pour voir si on pouvait faire ensemble ou pas... Cela fait 40 ans que c'est comme ça, et malheureusement il y a des habitudes qui sont là", a-t-il ajouté. 

"À un moment donné, le problème qui nous est posé, c'est de reconstruire réellement un mouvement social, et cela passera par des rapprochements avec Lutte Ouvrière mais même au-delà de cela avec le mouvement libertaire, les mouvements zadistes, et puis les camarades qui sont derrière Mélenchon aujourd'hui", a encore affirmé Philippe Poutou.

Poutou transformerait l'Élysée en musée... Le candidat du NPA a précisé qu'il bénéficiait d'une "suspension de son contrat de travail" de l'usine Ford où il est salarié pour les six semaines de campagne officielle. Pense-t-il habiter à l'Élysée en cas d'élection ? Non, il préférerait y faire un "musée du pouvoir à l'ancienne". Philippe Poutou est crédité de 1,5% des intentions de vote dans un sondage BVA-Salesforce publié vendredi.