Emmanuel Macron : "Ne pas se positionner, c'est aider Marine Le Pen"

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Emmanuel Macron : "Ne pas se positionner, c'est aider Marine Le Pen"
Emmanuel Macron a décrié la stratégie de Jean-Luc Mélenchon de ne pas se positionner entre lui et Marine Le Pen.@ Eric FEFERBERG / POOL / AFP
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Emmanuel Macron participait jeudi soir à l'émission "Élysée 2017" sur TF1. Pour séduire les indécis, il a indiqué ne pas prendre leur vote "pour un chèque en blanc".

Emmanuel Macron veut convaincre les indécis. Si François Fillon et Benoît Hamon ont décidé d'appeler à voter en sa faveur le 7 mai, Jean-Luc Mélenchon, ainsi que certains élus de gauche et de droite, se sont refusés à donner une consigne de vote au soir du premier tour, alors qu'une partie des électeurs reste tiraillé entre l'abstention, le vote blanc et le bulletin Macron. Invité d'"Elysée 2017", jeudi soir du TF1, le candidat d'En Marche! a tenté de les séduire. D'abord en invoquant la menace qui planerait sur l'issue du second tour s'ils ne votaient pas pour lui : "Ne pas se positionner, c’est décider d’aider Madame Le Pen, et donc sortir de l’Europe. Soyons tous devant nos responsabilités. A la fin des fins, c’est l’offre qui est sur la table."

C’est trop facile d’avoir fait des leçons de morale et de s’en affranchir

"Trop facile" de "s'affranchir" des leçons de morale. Sans le nommer, Emmanuel Macron a ensuite taclé Jean-Luc Mélenchon et les représentants de la France insoumise, qui ont décidé de ne pas appeler explicitement à voter en sa faveur : "C’est trop facile d’avoir fait des leçons de morale et de s’en affranchir", a-t-il expliqué. Mardi, il avait déjà critiqué la stratégie de l'eurodéputé en se disant "triste pour ses électeurs" : "Je pense qu'ils valent beaucoup mieux que ce qu'il a dit dimanche soir." Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon doit rendre public mardi le résultat de la consultation des "Insoumis" concernant une stratégie commune en vue du second tour. 

Je ne prendrai pas ce vote comme un chèque en blanc

"J'ai besoin de votre vote". Sur le plateau de TF1, il a enfin tendu la main aux électeurs du Parti socialiste et des Républicains, voix sur lesquelles il compte pour être élu. "Je ne prendrai pas ce vote comme un chèque en blanc. Par contre, j'ai besoin d'avoir le maximum de force pour aller au bout de la refondation de notre vie politique et construire ce camp progressiste qui demain devra affronter le Front national (...) J'ai besoin de votre vote. J'ai besoin de votre adhésion pour nous rendre plus fort", a-t-il conclu.