Emmanuel Macron : "les électeurs de Mélenchon valent beaucoup mieux que ce qu'il leur a dit dimanche soir"

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Emmanuel Macron : "les électeurs de Mélenchon valent beaucoup mieux que ce qu'il leur a dit dimanche soir"
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Le candidat arrivé en tête du premier tour de la présidentielle est revenu, mardi soir dans le JT de France 2, sur le refus de Jean-Luc Mélenchon d'appeler à faire barrage au Front national au second tour.

Dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon s'est tu, refusant de donner une consigne de vote, ou même d'indiquer ce qu'il choisirait à titre personnel. Et ce, alors qu'au second tour de la présidentielle figure Marine Le Pen, présidente du Front national. Une attitude qu'Emmanuel Macron, l'autre finaliste de l'élection, a regretté mardi soir sur le plateau du JT de France 2. "Quant à Monsieur Mélenchon, je suis triste pour ses électeurs, je pense qu'ils valent beaucoup mieux que ce qu'il a dit dimanche soir", a-t-il lancé.

Un discours différent en 2002. Disant avoir beaucoup de "respect" pour les électeurs de la France Insoumise, Emmanuel Macron a souligné qu'il s'agissait "de femmes et d'hommes engagés". "Ils croient en un homme politique qui, il y a 15 ans, n’avait pas hésité à appeler à faire barrage au Front national", a-t-il rappelé. En 2002 en effet, Jean-Luc Mélenchon avait pris parti. Il n'était, à l'époque, pas candidat mais membre du Parti socialiste. Quinze ans plus tard, le leader de la France Insoumise a mis en place une plateforme sur son site internet, appelant ses électeurs à voter pour désigner la marche à suivre entre l'abstention, le vote blanc ou nul, et le vote pour Emmanuel Macron. Un vote en faveur de Marine Le Pen n'est "pas une option". 

Emmanuel Macron a par ailleurs également fustigé les atermoiements du camp des Républicains, qui n'a "pas voulu apporter un soutien massif à [sa] candidature". "Il est là le problème, ils ne sont pas clairs", a-t-il regretté, alors que certains, au sein du parti, n'appellent pas au front républicain.

"La présence du FN est grave". Le candidat d'En Marche! n'en a pas oublié de pilonner son adversaire principale, Marine Le Pen. "La présence du Front national [au second tour] est grave", a-t-il martelé alors que certains lui reprochent de pécher par arrogance depuis le soir du premier tour, lors duquel il est apparu enthousiaste et victorieux. "Moi qui, depuis des semaines, dénonce cela, je ne peux m'en réjouir." Selon lui, "deux offres claires s'affrontent" désormais. "Madame Le Pen porte un projet de rétrécissement, de haine de l'autre. De l'autre [côté], le camp des progressistes, celui que j'ai voulu lancer."

Humilité et détermination. Alors que certains lui reprochent aussi de tarder à remettre sa campagne en marche, Emmanuel Macron s'est défendu. "Je resterai le maître des horloges, je ne vais pas sauter pour aller devant les caméras parce que Madame Le Pen saute devant les caméras." Avant de détailler son programme pour l'entre-deux tours : "ma priorité, c'est d'apaiser notre pays plein de doute, aller parler à celles et ceux qui aujourd'hui n'ont pas confiance en moi, que je veux convaincre de voter pour moi, pas simplement contre Madame Le Pen." Du terrain, du terrain et encore du terrain. "Je veux leur expliquer que j'apporte une réponse à leur quotidien, à leur problème, à leurs angoisses, à leurs questions. Avec humilité, avec détermination."