Macron : "Je ne serais pas le président de l'anecdote, du quotidien"

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Le candidat à la présidentielle a précisé quel style de président il voudrait être. Un président qui "fixe un cap" avec des priorités et un gouvernement fort avec de grandes "responsabilités".

INTERVIEW

Invité sur Europe 1 mercredi matin, Emmanuel Macron a fait part de sa vision du la fonction présidentielle. Lui président, il voudrait notamment se différencier de Nicolas Sarkozy et François Hollande, des présidents trop exposés selon lui, au point de déresponsabiliser les ministres. 

"Le résident a écrasé la fonction de Premier ministre". "Depuis 1958, on n'a pas vu la même forme de président. Les 10-15 dernières années ont changé la nature de la fonction présidentielle. Le président est devenu celui qui dirige tout sur tous les sujets. Il a écrasé la fonction de Premier ministre", a regretté Emmanuel Macron, qui considère que les présidents Hollande et Sarkozy correspondaient à cette description, l'un et l'autre avec des styles différents. "Je veux être un président engagé, ni suractif, ni empêché. C'est pour ça que je veux que les termes de la majorité présidentielle, que la cohérence de celle-ci et de son renouvellement soient définis dès à présent parce que c'est pour moi la condition pour pouvoir agir", a-t-il développé.

"Le président fixe un cap". Le président est pour lui engagé sur des priorités. "Je ne veux pas être le président du quotidien, de l'anecdote, je ne veux pas intervenir tous les jours sur tous les sujets, par contre j'ai défini des priorités : le travail, l'éducation et la culture, la sécurité, la transformation du modèle économique, l'Europe, le renouvellement démocratique et sa moralisation. Pour ces sujets, je serais profondément engagé. Le président fixe un cap et c'est ensuite au gouvernement de l’exécuter. C'est pour ça que je veux peu de ministres, mais des ministres forts avec beaucoup de responsabilités." Le candidat d'En Marche! a avancé le chiffre de 15 membres de gouvernement. Il n'exclut d'ailleurs pas, "si les résultats ne sont pas au rendez-vous, de remercier un ministre".