Emmanuel Macron lance une opération séduction

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Emmanuel Macron lance une opération séduction
Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie est le grand artisan du projet de loi croissance. Et selon nos informations, il s'est déjà lancé, en coulisse, dans un vaste travail de séduction auprès des élus et des parlementaires.@ Reuters
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L'INFO POL - Le ministre de l’Économie travaille d'arrache-pied pour séduire la majorité. Mais…

Il s'appelle "projet de loi pour libérer l’activité", mais il est plus connu comme le projet de loi croissance. Lors de l'émission télé qui lui est consacré sur TF1 jeudi soir, François Hollande devrait largement insister sur ce que son entourage considère comme le grand chantier de cette deuxième partie de quinquennat.

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Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie, en est le grand artisan. Et selon nos informations, il s'est déjà lancé, en coulisse, dans un vaste travail de séduction auprès des élus et des parlementaires.

Les députés quatre par quatre. Emmanuel Macron a donc organisé un maillage méthodique : des têtes à têtes avec les présidents de commissions parlementaires, les présidents de groupes, des rencontres avec les députés par groupe de quatre… L’objectif est assumé : il ne s’agit pas uniquement de parler avec les élus, mais de réellement convaincre du bien fondé de son texte avant  le débat à l’assemblée. Le ministre fait parfois même tester les idées des députés par l’administration de Bercy.

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"Il a séduit tout le monde". Et la méthode plait. Mais les compliments sont parfois suivis de tacles glissés. L’un des parlementaire qu’il a vu récemment raconte : "il séduit tout le monde, même les réfractaires. Le problème, c’est qu’on se demande quand il fait son job de ministre". En clair, la confiance des députés, ça se gagne sur la durée.

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"On ne parle pas la même langue". Mais Emmanuel Macron ne se contente pas du Parlement. Le ministre a aussi commencé à rencontrer des pointures du PS. Et l’un d’eux résume : "il est sympathique, mais on ne parle pas le même langage". L'objectif du jeune ministre, ancien haut fonctionnaire et banquier d'affaires : prouver à ses interlocuteurs qu’il n’est pas juste un technocrate gâté par François Hollande, qu’il a une colonne vertébrale politique.