Macron au mémorial de la Shoah : "Ce qui s'est passé ne doit plus jamais advenir"

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Le candidat d'En marche! veut mettre en garde contre l'accession de l'extrême-droite au pouvoir.

Emmanuel Macron a rendu visite au mémorial de la Shoah à l'occasion de la journée nationale de dimanche, une visite très symbolique dans l'entre-deux-tours de la présidentielle où il a dénoncé le risque des "extrêmes". 

Affaissement moral, relativisme, négationnisme. "L'hommage que je souhaitais rendre aujourd'hui c'est ce devoir que nous devons à toutes ces vies fauchées par les extrêmes, par la barbarie, et nous avons aujourd'hui un devoir, double : le devoir de mémoire (...) et le devoir que ça n'advienne plus jamais, en acceptant en rien l'affaissement moral qui peut tenter certains, le relativisme qui peut tenter d'autres, le négationnisme dans lequel certains trouvent refuge, parce que ce qui s'est passé est inoubliable et impardonnable, cela ne doit plus jamais advenir", a déclaré le candidat d'En marche!.

Mettre en garde. C'était une visite symbolique, il a arpenté les couloirs du musée du Mémorial de la Shoah. On lui a présenté des archives - par exemple des photos de certains des 11.400 enfants déportés de France et aussi des documents attestant de la responsabilité de la France dans la rafle du Vél d'Hiv. Marine Le Pen avait contesté cette responsabilité, et Macron s'en souvient : comme à Oradour-sur-Glane vendredi, il veut mettre en garde contre l'accession de l'extrême-droite au pouvoir.

"Tel père telle fille". "En ce moment, on assiste à des discours d'une violence extrême de la part du Front national. On a vu ce que Marine Le Pen a fait à propos du Vél d'Hiv ! Encore une fois, tel père telle fille, puisque Jean-Marie Le Pen, il y a trente ans, avait fait ça. L'histoire peut toujours se répéter, il faut être extrêmement vigilant", a également déclaré sa porte parole, Laurence Haïm.

Faire barrage. Il faut donc faire barrage : c'est le premier axe du discours d'Emmanuel Macron dans cet entre-deux-tours. Les accusations d'instrumentalisation de la mémoire de la part de Marine Le Pen le laissent froid. Le deuxième axe, c'est d'incarner le point central du camp des progressistes :  ce sera le sens de son propos lundi 1er mai. Il tiendra pour l'occasion un grand meeting porte de la Villette à Paris.