Emmanuel Macron attaque la "combine" de Marine Le Pen avec Nicolas Dupont-Aignan

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Réagissant à l'annonce de Marine Le Pen de nommer Nicolas Dupont-Aignan en cas de victoire à la présidentielle, Emmanuel Macron a dénonce une "combine d'appareil". 

Emmanuel Macron a épinglé samedi la "combine" de Marine Le Pen avec Nicolas Dupont-Aignan, destinée, selon lui, à régler les "problèmes de crédibilité" de la candidate FN et de "financement" de son allié souverainiste. Interrogé lors d'une visite dans une exploitation agricole d'Usseau, dans la Vienne, sur la promesse de sa rivale de nommer le président de Debout la France comme Premier ministre si elle est élue présidente, Emmanuel Macron a déclaré que cela lui "semble être une combine d'appareil qui a vocation à régler les problèmes de crédibilité de Marine Le Pen, qui n'a pas d'équipe autour d'elle, et les problèmes de financement de Nicolas Dupont-Aignan". 

"Bon courage". "Ça n'est ni plus ni moins que cela et ce n'est pas grave", a poursuivi le candidat d'En Marche ! Mais "est-ce qu'on peut penser une seule seconde que ce que vit la campagne, la ruralité, va être réglé par la combine de Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen ? Non", a ajouté l'ancien ministre de l'Économie. Le programme du FN, "il propose de remettre la retraite à 60 ans, d'augmenter le nombre de fonctionnaires, de tout augmenter ! Et de baisser les impôts ! C'est de la finance magique", a raillé Emmanuel Macron. "Personne ne le dit mais à un moment quelqu'un va payer. La ruralité est un monde de bon sens. Donc soit il y a des impôts cachés, et ils vont vous arriver. Soit ça veut dire que ce sont vos enfants qui vont le payer. Bon courage", a-t-il poursuivi.  

"On est mort sans l'Europe". "Est-ce qu'en un seul point le projet de Marine Le Pen répond aux problèmes du quotidien" des agriculteurs ? "Non. Il le rendra plus difficile. Je veux leur ouvrir les yeux", a insisté le candidat d'En Marche ! Soulignant que "nos agriculteurs produisent pour grande partie à l'export" et "ont besoin des aides européennes", il s'est ainsi élevé contre "le projet de fermeture des frontières" de la candidate FN. "On est mort sans l'Europe, on ne peut pas faire sans", a abondé en écho un agriculteur à ses côtés.