Elections législatives : Dupont-Aignan candidat à sa succession, DLF aura des candidats "partout"

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Elections législatives : Dupont-Aignan candidat à sa succession, DLF aura des candidats "partout"
@ FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Son accord avec Marine Le Pen dans l'entre-deux-tours de la présidentielle a vécu. Nicolas Dupont-Aignan présentera des candidats Debout la France dans l'ensemble des circonscriptions.

Nicolas Dupont-Aignan sera candidat à sa succession aux élections législatives dans la 8e circonscription de l'Essonne, et son parti, Debout la France, présentera des candidats "partout en France", a-t-il annoncé lundi sur BFMTV.

"Je suis attaché à ma ville". Sera-t-il candidat ? "Bien sûr", "je ne me dérobe pas", "je n'abandonnerai jamais mes électeurs même si le combat est difficile", a répondu Nicolas Dupont-Aignan. "Certains ont dit que j'allais changer de circonscription", "je ne changerai pas", a-t-il poursuivi. En application de la loi sur le cumul des mandats, "malheureusement, si je suis élu, je quitterai la mairie mais je resterai conseiller municipal parce que je suis attaché à ma ville" de Yerres, a-t-il précisé. Plusieurs manifestations avaient eu lieu dans cette ville entre les deux tours de la présidentielle, pour protester contre le soutien que Nicolas Dupont-Aignan avait accordé à Marine Le Pen pour le second tour.

"Je préfère rester libre". Leur accord prévoyait qu'il serait Premier ministre en cas de victoire, et les deux partis avaient évoqué un schéma où ils ne présenteraient pas de candidat l'un contre l'autre dans une centaine de circonscriptions. Mais "ce n'est plus le cas", a précisé le chef de file du parti Debout la France lundi. "Je préfère rester libre, présenter des candidats partout en France au premier tour, car je suis convaincu, et mon parti aussi, qu'à partir du moment où les dirigeants des Républicains rejoignent Macron d'une manière ou d'une autre, le Front national ne peut pas avoir le monopole de l'opposition", a-t-il expliqué. "Il faut acter et tirer les leçons de la défaite du camp patriote, il faut donc absolument reconstruire une offre qui rassemble. Mon ambition est de rassembler des républicains et notamment des électeurs des Républicains trahis. Je leur dis 'venez à Debout la France', pour faire l'union des droites", a-t-il expliqué. Avec l'élection d'Emmanuel Macron, "très vite les Français vont comprendre le traitement de choc, la purge sociale qui va être infligée", a-t-il jugé.

Quant au second tour des législatives, "dans chaque circonscription, en fonction de qui il y aura en tête, il y aura des désistements au cas par cas", a-t-il poursuivi en soulignant qu'il pourrait appeler à voter autant pour des candidats Les Républicains souverainistes comme Henri Guaino ou Jacques Myard qu'un Front national "qui partage mes valeurs, par exemple Florian Philippot."