Élections européennes : l'Assemblée vote le projet de loi prévoyant une seule circonscription

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Élections européennes : l'Assemblée vote le projet de loi prévoyant une seule circonscription
Le texte prévoit aussi de nouvelles règles controversées de répartition du temps de parole pour la campagne audiovisuelle officielle pour les européennes.@ AFP
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Selon le gouvernement, avec le retour à une seule circonscription nationale, il s'agit "d'intéresser" les Français au scrutin de 2019.

L'Assemblée nationale a voté mardi en première lecture le projet de loi qui prévoit notamment le retour à une seule circonscription, nationale, pour les élections européennes afin, selon le gouvernement, d'"intéresser" les Français au scrutin de 2019.

Le texte, qui prévoit aussi de nouvelles règles controversées de répartition du temps de parole pour la campagne audiovisuelle officielle pour les européennes mais aussi les législatives, a été approuvé par 376 voix contre 155 et 14 abstentions.

Abstention des élus FN. Comme les élus LREM et MoDem, les députés UDI-Agir-Indépendants ont très majoritairement voté pour, rejoints par les élus de La France Insoumise. Les élus LR ont en revanche voté contre, comme les socialistes du groupe Nouvelle Gauche, à l'exception de 4 abstentions, et les communistes. Les élus FN se sont abstenus. Le retour à une circonscription unique a été jugé positivement par l'ensemble des groupes, à l'exception de LR qui y voit une "manœuvre électorale" de la majorité.

Désaccords et déséquilibres. Tous n'ont toutefois pas voté pour le projet, les socialistes de Nouvelle Gauche expliquant notamment leur vote défavorable par l'absence de reconnaissance de la spécificité des Outre-mer. Les communistes ont voté contre en raison notamment des règles sur le temps de parole qui conduisent selon eux "à un déséquilibre patent" et donnent un avantage à LREM.

Un taux de participation de 42% en 2014. À l'ouverture des débats sur ce projet de loi sur "l'élection des représentants au Parlement européen", Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, avait défendu le retour à la circonscription nationale unique comme un moyen "d'intéresser" les Français et de relancer la participation.  Elle avait mis en avant l'"échec" du système fondé sur huit très grandes circonscriptions (Est, Ouest, Ile-de-France, Outre-mer...), mis en oeuvre en 2003 en lieu et place de la circonscription unique, avec un taux de participation "passé de 46,8% en 1999 à 42% en 2014".