EELV : un procès particulier pour Cohn-Bendit

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EELV : un procès particulier pour Cohn-Bendit
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PARODIE - Pour sa dernière participation à un meeting d'Europe Ecologie - Les Verts, l'eurodéputé sortant a été jugé par ses camarades.

"Veuillez faire entrer l'accusé". "Accusé Cohn-Bendit, levez-vous !" : les écologistes ont choisi l'humour jeudi soir pour leur dernier meeting de campagne des européennes à Paris en organisant une parodie de procès de "Dany", accusé de "vendre le rêve européen". C'est l'ancienne magistrate Eva Joly, numéro deux sur la liste d'Ile-de-France, qui a lu avec humour son acte d'accusation, accusé notamment de "publicité mensongère pour avoir embarqué des milliers de gens dans le rêve européen". L'eurodéputé, qui quitte la vie politique au lendemain des élections européennes, avait porté les écologistes au score historique de 16,28% des voix en 2009. Pendant plus de deux heures trente, se sont succédé sur une scène, où était reproduit un tribunal parodique, des "témoins" et "experts" à savoir Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'EELV, Karima Delli et Sandrine Bélier, têtes de liste dans l'Est et le Nord-Ouest, ou encore l'ancienne ministre Cécile Duflot.

La défense de Cohn-Bendit. C'est Daniel Cohn-Bendit lui-même qui a assuré sa défense. "Le travail des écologistes au Parlement européen, la dynamique qu'on a su créer il y a 9 ans, ce n'est pas moi seulement (...) si collectivement nous ne sommes pas capables de porter un projet, il n'y a pas de sauveur suprême, ni Dieu ni César ni Daniel Cohn-Bendit", a-t-il mis en garde. "Quand on dit que je vends du rêve, non en 68 je n'ai pas vendu des rêves : nous avons incarné l'envie d'un monde libre (...) nous avons incarné, c'est ça qu'il faut comprendre", s'est défendu l'ancien leader étudiant. "Aujourd'hui, les écologistes (...) nous ne vendons pas le rêve de l'Europe, nous construisons l'Europe en incarnant le rêve de l'Europe", a-t-il dit.

Condamné à "rester aux côtés de l'écologie". Daniel Cohn-Bendit a été condamné à "rester aux côtés de l'écologie en France". Il s'est dit prêt à revenir à une condition : que le président de la Commission européenne soit directement élu par les citoyens en 2019. "Je serai candidat à l'élection directe du président de la République, euh de la Commission européenne", a déclaré Daniel Cohn-Bendit, commettant un beau lapsus sous les applaudissements de ses camarades.