EELV-PS : Placé veut un cessez-le-feu

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EELV-PS : Placé veut un cessez-le-feu
Jean-Vincent Placé a fait profil bas après les critiques du socialiste François Rebsamen.@ MAX PPP
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Il a appelé à un apaisement à gauche après les critiques du socialiste François Rebsamen.

"Halte au feu !" Le sénateur vert Jean-Vincent Placé a entendu le message de François Rebsamen et veut calmer le jeu. "Il a intérêt à parler autrement", a averti mardi matin sur Europe 1 le président du groupe socialiste au Sénat, lui reprochant son ton pour parler de François Hollande. Écologistes et socialistes doivent montrer leur cohésion après l'accord signé entre les deux partis, a reconnu peu après Jean-Vincent Placé sur Europe 1.

Rebsamen énervé

"Je pense qu'il a intérêt à rectifier le tir pour écouter davantage d'une part son propre parti et d'autre part ses alliés et d'une façon plus générale les Françaises et les Français. Ce n'est pas parce que l'on a la confiance des Françaises et des Français un jour tous les 5 ans que l'on a raison sur tout", avait déclaré lundi le sénateur EELV. François Rebsamen a visiblement peu apprécié ces critiques de Jean-Vincent Placé à l'encontre du candidat PS à la présidentielle et le lui a fait savoir.

Placé sort le drapeau blanc

Jean-Vincent Placé a donc sorti le drapeau blanc et appelé à la cohésion entre les deux formations. "Je ne suis ni dans la menace, ni dans le conseil", a assuré l'élu de l'Essonne. François Hollande "doit trouver son équilibre, y compris par rapport à son propre parti et par rapport à ses partenaires", a recommandé le proche de Cécile Duflot.

"Je voudrais qu'à gauche on débatte des vrais sujets", a encore demandé Jean-Vincent Placé. "Je dis maintenant : halte au feu ! Cet accord, il est là. Il vaut ce qu'il vaut, ce n'est ni la Bible, ni le Livre rouge, il a vocation évidemment à évoluer". "Il n'y a pas de rupture", a assuré l'écologiste.

Depuis la signature  de l'accord entre EELV et le Parti socialiste, Eva Joly et François Hollande n'ont pas cessé de s'en écarter, alimentant les querelles de leurs lieutenants. Le candidat socialiste est reparti à l'offensive lundi, assurant qu'il veut donner une "identité claire" à sa campagne.