Edouard Philippe, ex-bras droit d'Alain Juppé : "On savait qu’on avait perdu le soir du premier tour"

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Le 27 novembre dernier, les espoirs d'Edouard Philippe de voir son candidat Alain Juppé remporter la primaire ont été douchés. Il assure avoir pris conscience de la défaite très tôt.

INTERVIEW

En trois mois, Edouard Philippe, ex-bras droit d'Alain Juppé pendant la primaire, est passé par toutes les émotions. Déterminé pendant la campagne, réjoui devant les sondages, et finalement très déçu devant le résultat des urnes. Invité de Ça pique mais c'est bon vendredi midi, le député-maire du Havre confie : "On savait qu’on avait perdu le soir du premier tour. Mécaniquement, c’était fait, c’était plié". "Quand le type qui est arrivé en tête fait 44% (François Fillon, ndlr) et que le troisième qui a fait 20% le rallie (Nicolas Sarkozy, ndlr), vous savez que vous ne pouvez pas gagner l’élection de la primaire", a-t-il admis sur Europe 1.

Alain Juppé en plan B ? "Des plans sur la comète". Mais au moment des premières révélations sur les emplois fictifs présumés de l'épouse et des enfants de François Fillon, candidat LR désigné, l'hypothèse de voir Alain Juppé en "plan B" pour l'élection présidentielle a commencé à trotter dans la tête de nombreux politiques. Si Edouard Philippe "comprend qu'on se le dise", le député LR estime que "la question ne s'est pas vraiment posée". "J’ai conscience que tout le monde en a parlé, mais c’était une mauvaise question. Le seul qui pouvait décider de mettre un terme à cette campagne, c’était François Fillon. A partir du moment où il était déterminé à aller au bout, toutes les réflexions sur les plans B avaient valeur de plans sur la comète", estime-t-il. "Honnêtement, c’est déjà suffisamment difficile de répondre aux questions qui se posent pour ne pas se poser les questions qui ne se posent pas". A plusieurs reprises, le maire de Bordeaux a refusé d'être un recours.