Écoutes de Sarkozy : Taubira défend son équipe

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Écoutes de Sarkozy : Taubira défend son équipe
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MISE AU POINT - Selon Le Nouvel Obs, sa directrice de cabinet ne l'aurait pas avertie de la mise sur écoutes de l'ancien président.

La directrice de cabinet de Christiane Taubira a-t-elle omis de l'informer des écoutes des écoutes visant Nicolas Sarkozy ? C'est du moins ce qu’affirment certains médias. Selon le Nouvel observateur, la directrice de cabinet était en effet au courant, dès le 26 février, de la mise sur écoute de l'ancien président. Mais ce n'est que le jour des révélations dans le Canard Enchaîné, le mardi 11 mars au soir, qu'elle en aurait informé sa ministre, à l'occasion d'une réunion de crise. En déplacement à Montréal, Christiane Taubira a pourtant réaffirmé lundi sa confiance dans son cabinet. 

Les (nouvelles) révélations. Non, Christiane Taubira n'aurait pas menti. C'est en substance le contenu des informations révélées lundi par le Nouvel observateur et iTélé. Selon eux, la ministre de la Justice a bien appris la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy le mardi 11 mars au soir, lors de la publication des informations du Canard Enchainé, (c'est d'ailleurs ce qu'elle avait affirmé le lendemain, avant de revenir sur ses propos, désavouée par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault).

Là, la garde des Sceaux aurait organisé une réunion de crise place Vendôme, notamment en compagnie de sa directrice de cabinet Christine Maugüe. C'est seulement à ce moment que cette dernière lui aurait présenté les documents sur l'existence d'écoutes judiciaires visant l'ex-président Nicolas Sarkozy, selon le Nouvel observateur. Des documents transmis dès le 26 février par le parquet général et le parquet financier.

Les (nouvelles) explications. Forcée de s'expliquer sur ces nouvelles révélations, la ministre française de la Justice a réaffirmé lundi sa confiance dans son cabinet. "Je réaffirme ma totale confiance envers mon cabinet et en particulier à ma directrice de cabinet", Christine Maugüé, a réagi la ministre qui tenait une conférence à l'école de commerce HEC Montréal.

Contactée par le Nouvel observateur, Christine Maugüé, soupçonnée de rétention d'information pendant douze jours, a pour sa part assuré qu'il s'agit d'"un problème interne au cabinet" et qu'elle "ne répondrait plus sur les affaires".

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