D'une primaire à l'autre : le couple exécutif au bord de l'implosion ?

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La primaire de la droite et du centre s’achève sur une victoire nette de François Fillon, et met la gauche sous pression, Manuel Valls multipliant les signaux quant à une probable candidature.

La gauche voit fondre sur elle un bulldozer : François Fillon, élu, plébiscité par sa famille politique avec un score de 66,5%, sur un programme clair, détaillé. L’élection a réuni 4,5 millions d’électeurs, au terme d’une campagne qui a passionné les Français, comme le montre les chiffres d’audience des débats télévisés : 8,5 millions de téléspectateurs jeudi soir. Face à ce constat, la pression est sur la gauche.

Un tête à tête. François Fillon est en passe de faire une promenade de santé sur un champ de ruines. Comment la relever, cette gauche ? Deux hommes aujourd’hui ont une partie de la réponse entre leurs mains : François Hollande et Manuel Valls. Et c’est maintenant que ça se joue, dans les prochains jours, dans les prochaines heures, peut-être même lors du déjeuner en tête à tête, aujourd’hui, entre les deux hommes à l’Elysée.

Une primaire sourde et violente. Manuel Valls a laissé entendre ce week-end qu’il préparait sa candidature à la primaire de janvier. Mais Matignon balaye les rumeurs de démission du chef du gouvernement. Il n’empêche qu’on est au bord d’une crise institutionnelle : depuis plusieurs semaines Manuel Valls, le Premier ministre, tend au maximum la corde qui le relie à François Hollande, le président de la République. À gauche, c’est une primaire sourde et violente, qui est en train de se jouer via les entourages et les déclarations à la presse. Manuel Valls frise l’outrage au président dans son interview au JDD, lui signifiant que sa candidature doit intégrer son rapport avec les Français, avec la Gauche et avec le PS". En clair : "tu ne coches aucune des trois cases de façon positive... Efface-toi".

Les fossoyeurs de la gauche ? C’est à cette question que François Hollande doit répondre et répondre vite parce que le PS, le gouvernement et la gauche sont au bord de la crise de nerfs. C’est de se désordre que Le président et le Premier ministre doivent sortir rapidement au risque, non pas d’être les sauveurs de la gauche, mais ses fossoyeurs.