DSK paye son absence

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DSK paye son absence
La cote de popularité de Dominique Strauss-Kahn est en nette baisse.@ REUTERS
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Le président du FMI perd 7 points dans un sondage. Ses rivaux à la primaire PS grappillent.

Les cartes pourraient bien être en train d’être redistribuées au Parti socialiste. Alors que les candidats déclarés ou non aux primaires du PS pour l’élection présidentielle sillonnent le terrain, Dominique Strauss-Kahn brille lui par son absence. Et cela commence à se ressentir aux vues d'un sondage TNS Sofres Logica pour Le Figaro Magazine rendu public jeudi. DSK est toujours en tête des personnalités politiques avec une "cote d'avenir" de 42%, mais il perd 7 point. Et l'écart entre lui et Martine Aubry se réduit à 4 points, au lieu de 10 points le mois dernier. François Hollande (31%) et Ségolène Royal (28%) sont stables.

Le silence du patron du FMI est d’autant plus préjudiciable qu’au PS, chaque camp s’active. Arnaud Montebourg a reçu jeudi le soutien de Christiane Taubira. Ségolène Royal ratisse toujours autant le terrain, elle était jeudi en Seine-Saint-Denis et le week-end prochain ce sera la Finlande. Dans le même temps, Martine Aubry elle se déplacera au Sénégal.

"Les polémiques agitées ici ou là"

Tout ce joli monde commence à y croire, à commencer par François Hollande, qui ne s’est toujours pas déclaré officiellement. "Aujourd’hui, François Hollande est dans le peloton de ceux qui peuvent prétendre sérieusement à la candidature pour les primaires, et aussi à la victoire dans ces primaires", estime Stéphane Le Foll, proche de l’ancien premier secrétaire du PS. "Cela nécessite de continuer à travailler sur le fond, avec le sérieux et la cohérence qui ont été ceux de François Hollande jusqu’ici."

Au contraire, la cote de popularité de Dominique Strauss-Kahn s’érode donc. Pour les strauss-kahniens, la faute en revient notamment aux attaques lancées par Jean-Luc Mélenchon. "Les polémiques qui peuvent être agitées ici ou là à la gauche de la gauche, sans bénéficier du tout à leurs auteurs, arrivent finalement à désorienter l’électorat de France. C’est normal", déplore Jean-Marie Le Guen, l’un des partisans du patron du FMI.