Dray : "Hortefeux n'est pas un raciste"

  • A
  • A
Dray : "Hortefeux n'est pas un raciste"
@ Europe 1
Partagez sur :

Le député PS de l’Essonne a indiqué dimanche sur Europe 1 ne pas souhaiter sa démission.

"Que les choses soient claires, je ne considère pas que Brice Hortefeux soit un raciste. C’est un Républicain. Il a eu une phrase inacceptable en tant qu’individu et ministre de la République". Mais je ne souhaite pas sa démission". Invité dimanche du Grand Rendez-vous Europe1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, le député socialiste Julien Dray s’est démarqué de la position exprimée vendredi par le porte-parole du parti, Benoît Hamon.

"Je ne suis pas un pavlovien de la démission. A chaque fois que quelqu'un fait une faute, je ne suis pas là pour dire il faut démissionner" a précisé le député de l’Essonne. Et d’ajouter : "Si j'avais une démission à demander à Hortefeux, ce ne serait pas sur cette phrase-là" mais sur sa "politique en matière de lutte contre la violence (qui) est un échec", a poursuivi le vice-président de la région Ile-de-France.

Des divergences avec Fabius

Julien Dray s’est également prêté au petit jeu des personnalités qui comptent au PS. Un premier bon point attribué à Martine Aubry : "La première secrétaire a fait un travail sérieux, au-delà de ce qu’on pouvait espérer au départ". "Elle est en train de réussir" a pronostiqué le membre national du PS, qui s’était opposé en novembre 2008 à l’élection de Martine Aubry à la tête du parti, soutenant sa grande rivale, Ségolène Royal.

Mauvais pacte

L’ancien Premier ministre Laurent Fabius serait l’autre personnalité du moment à Solférino. "C’est l'homme fort aux côtés de Martine Aubry" a estimé Julien Dray. Avant d’ironiser : "C'est ce qui fait que je vais peut-être avoir un problème avec la direction actuelle". "J'ai des divergences très fortes, historiques, avec Laurent Fabius. Sa conception est simple : quand on est dans l'opposition on s'oppose, quand on est au pouvoir, on s'adapte. Et moi je suis contre ça."

Par ailleurs, Julien Dray a estimé que le "pacte" entre Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal était "le plus mauvais service" rendu aux primaires pour le candidat socialiste à la présidentielle de 2012 qui devrait, selon lui, être désigné au printemps et non à l'automne 2011.

"Israel n’est pas un Etat assassin"

"Israël n'est pas un Etat assassin", a martelé Julien Dray même s’il est "évident que ce qui s'est passé est inacceptable", en référence à l'incident meurtrier de lundi après l'assaut de la marine israélienne contre une flottille d'aide destinée à Gaza."Le gouvernement israélien doit en tirer toutes les conséquences", a t-il estimé, rejettant l'hypothèse de sanctions internationales contre Israël, "la seule démocratie de la région".

"Je ne crois pas qu’on puisse avoir une vision manichéenne du conflit, avec les bons d’un côté, les méchants de l’autre. Le meilleur service à rendre au peuple israélien et palestinien, c’est d’organiser de vraies manifestations pour la paix. Ce n’est pas ce que j’entendais samedi dans les slogans" (NDLR : lors des manifestations) a-t-il déploré.