Dosière s'attaque aux cumulards

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Dosière s'attaque aux cumulards
@ MAX PPP
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Le député de l'Aisne a dévoilé son rapport sur le train de vie de l'Elysée et des ministres.

René Dosière a encore frappé! Le député, réputé pour son combat contre les dépenses abusives, a dévoilé un nouveau rapport vendredi matin, consacré au train de vie des ministres. Le député de l'Aisne demande une augmentation "zéro volume" des dépenses de l'Elysée qui ont progressé selon lui de 2,5% en 2009 à 114,287 millions d'euros.

"Si cette progression est plus faible que l'année précédente, il convient de souligner qu'elle demeure six fois supérieure à celle des dépenses de l'Etat (+0,4%)", écrit-il. "Six fois plus, on ne peut pas dire que cela soit la rigueur", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, demandant une progression "zéro volume" (sans tenir compte de l'inflation) du budget de l'Elysée d'une année sur l'autre, sur le modèle du budget de l'Assemblée nationale.

Les cumulards dans le collimateur

Le député demande également une réduction du salaires des ministres qui sont aussi élus locaux. Les ministres peuvent "cumuler jusqu'à 1,5 fois leur traitement" qui est de quelque 14.000 euros, soit "21.000 euros", a souligné René Dosière.

Un amendement en ce sens avait été présenté devant de nombreux journalistes en conférence de presse. Quelques minutes plus tard, cet amendement défendu dans le cadre de la réforme des collectivités était rejeté dans l'hémicycle, sans aucun commentaire de la part de la majorité ni du gouvernement. René Dosière veut aussi ramener le plafond des indemnités des élus locaux au niveau de l'indemnité parlementaire de base (5.487 euros).

Comme l'année précédente, l'élu de l'Aisne a envoyé des questions écrites aux ministères pour connaître leur train de vie (frais de représentation, de communication...). "A partir du moment où les Français doivent se serrer la ceinture, les responsables politiques doivent montrer l'exemple", affirme René Dosière qui se défend de faire de "l'antiparlementarisme ou du poujadisme : je n'oublie pas que des gens modestes ont pu accéder aux responsabilités politiques parce qu'elles étaient rémunérées".