Dopage en Russie : "l'agence mondiale antidopage est fautive", selon Jean-François Lamour

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Pour l'ancien ministre des Sports Jean-François Lamour, le scandale du système de dopage généralisé en Russie est à mettre sur le compte de l'Agence mondiale antidopage.

INTERVIEW

La Russie a fait un pas dans la reconnaissance d'un vaste système de dopage sportif organisé dans son pays. Plus de 1.000 athlètes russes, évoluant dans une trentaine de disciplines, ont été dopés ces dernières années. Si jusqu'à présent le pays de Vladimir Poutine niait les faits, la nouvelle directrice de l'agence russe antidopage a reconnu mardi dans le New York Times qu'il s'agissait bien d'une "conspiration institutionnelle".

"Inacceptable". Jean-François Lamour, invité d'Europe 1 jeudi matin et ministre des Sports de 2002 à 2004, n'a pas caché sa colère. "J'ai le sentiment d’être revenu trente ans en arrière", confie-t-il. Pour le double champion olympique d'escrime, "le principal fautif, c'est l'Agence mondiale antidopage (AMA) qui n'a pas fait son travail, qui aurait dû détecter ce dispositif extrêmement sophistiqué largement en amont".

Le député LR de Paris déplore "la remise en question d'un sport au niveau d'un Etat". "C'est inacceptable", estime-t-il. Jean-François Lamour "espère" désormais que "le CIO changera profondément le mode de fonctionnement de l'Agence mondiale antidopage".