Didier Guillaume : "Un politique ne peut pas être candidat à un poste ministériel"

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Alors qu'un remaniement ministériel est attendu jeudi, pour le président du PS au Sénat, Didier Guillaume cela "n'a aucun sens". 

Les Français favorables à un remaniement. Selon un récent sondage, sept Français sur dix sont favorables à un remaniement ministériel. Et après le départ programmé de Laurent Fabius et le refus d'intégrer le ministère de l'Ecologie de Nicolas Hulot, c'est justement un remaniement qui attend le gouvernement. Il devrait avoir lieu jeudi. Un remaniement qui "n'a aucun sens" pour Didier Guillaume, le président du groupe PS au Sénat et sénateur de la Drôme qui était l'invité de Jean-Pierre Elkabbach mardi matin. Et plus que ce jeu de chaises musicales, c'est le débat autour des souhaits des hommes et des femmes politiques qui "n'a aucun sens" selon Didier Guillaume. 

Maintenir la ligne politique. Il l'affirme en effet, "lorsqu’on est un homme ou une femme politique, on peut être candidat à une élection mais pas candidat à un poste ministériel. Certains politiques disent "je me verrais bien ici ou là", ça n’a aucun sens". Le président du groupe socialiste au Sénat souhaite donc une chose, que la priorité de François Hollande soit de maintenir sa ligne politique. Il explique ainsi, "Le président de la République doit maintenir sa ligne démocrate sans en changer. Il y a des réformes fortes et il faut que ça continue" avant d'ajouter, "il faut une France qui tienne la rampe au niveau international, il faut de la sécurité". 

"Je ne suis pas favorable à des primaires". Quand aux personnes qui assurent que le remaniement ministériel risque d'être un véritable casse tête pour Manuel Valls et François Hollande, en raison notamment de la présence de frondeurs au sein de la gauche, Didier Guillaume est lui, très optimiste. Il l'assure, "le président de la République a toutes les ressources possibles, il le montre et il le montrera. Je suis très optimiste". Et pour lui, il n'est pas question d'entendre parler de la tenue de primaires à gauche en vue des présidentielles, pourtant demandée par l'aile gauche de la gauche. Didier Guillaume n'est "pas favorable à des primaires lorsqu'il y a un président en exercice. Le président doit être au travail, jusqu'au bout".