Destot : "une forme de diversion"

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Destot : "une forme de diversion"
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Le maire de Grenoble réplique aux attaques de Christian Estrosi sur la sécurité dans sa ville.

Il "ne fait rien pour sécuriser sa commune et, après, se plaint que tout explose". Dans son appel à "l'union sacrée" contre l'insécurité, Christian Estrosi s’en est pris au maire de Grenoble Michel Destot. La maire de Lille Martine Aubry aussi a été pointée du doigt parce qu’elle "ne veut pas de caméras de surveillance dans sa ville. "Après le cynisme de Mitterrand, la naïveté de Jospin, voici venu le renoncement d'Aubry", a ajouté le ministre.

Pour Michel Destot, maire socialité de Grenoble et président de l'association des maires des grandes villes cet appel est "une forme de diversion". Pour lui la responsabilité principale incombe à l’Etat qui doit exercer les fonctions régaliennes. Et il plaide pour une "politique d’actions concertées ente l’Etat et les collectivités territoriales".

Des propos outranciers et mensongers

"Dois-je rappeler que depuis mon élection de maire les effectifs de la police municipale ont augmenté de 41% quand depuis 2002, ceux de la police nationale baissaient de 17%?", interroge Michel Destot dans un communiqué samedi. "Dois-je lui rappeler que si des faits graves se sont déroulés à Grenoble (trois nuits de violences urbaines à la mi-juillet, NDLR), la délinquance est en baisse dans ma ville comme le président de la République et le ministre de l'Intérieur l'ont eux-mêmes signalé?", poursuit-il.

"Les propos outranciers et mensongers de Christian Estrosi selon lesquels je n'aurais rien fait pour sécuriser ma commune augurent mal à cet égard du caractère réellement républicain et rassembleur dont il dit souhaiter se prévaloir", ajoute le député-maire de Grenoble.

Une équipe de France de la sécurité

Christian Estrosi veut "former une équipe de France de la sécurité où enfin tous les maires assument pleinement leur responsabilité aux côtés de la police et de la justice".