"Des gens devront quitter leur maison"

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"Des gens devront quitter leur maison"
@ REUTERS
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Nicolas Sarkozy s'est rendu mardi dans les régions frappées fin février par la tempête Xynthia.

Les habitants du littoral vendéen et charentais dont les maisons ont été inondées lors de la tempête Xynthia ne pourront réintégrer leur habitation si "un risque mortel" est avéré, a réaffirmé mardi Nicolas Sarkozy, à l'issue d'une table ronde à la préfecture de La Rochelle avec des élus et des assureurs. Le président est retourné mardi en Charente-Maritime et en Vendée pour faire un point sur la situation dans ces deux départements balayés le 28 février par la tempête Xynthia qui a fait 53 morts.

"Certaines personnes ne retrouveront pas leurs maisons", a ajouté le chef de l'Etat, précisant que "des terrains" seraient mis à disposition des personnes déplacées pour reconstruire, ainsi que des "indemnisations". Certains dispositifs d'assurance devront être nécessairement modifiés, a également prévenu le président.

Lors de sa première visite sur place, le 1er mars, Nicolas Sarkozy avait annoncé le déblocage d'une première enveloppe d'aide d'urgence aux sinistrés de 3 millions d'euros, le lancement d'un "plan digues", ainsi qu'une enquête interministérielle sur les causes de la catastrophe.

"Booster" la reconstruction

Mardi, il est revenu pour "booster le processus" de reconstruction et dire aux habitants que "l'Etat ne laissera pas tomber les sinistrés de la tempête". "Je préfère assumer la colère" de certains habitants qui ne seront pas autorisés à revenir "plutôt que de mettre des vies en danger". "Une fois, ça suffit!", s'est exclamé le chef de l’Etat à La Roche-sur-Yon.

A cinq jours du second tour des régionales, le chef de l'Etat s'est refusé à tout commentaire sur ce sujet. Le président du Conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, a salué pour sa part la "fermeté" de Nicolas Sarkozy.