Des députés relancent le débat

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Des députés relancent le débat
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Il s’agirait de créer une commission d'enquête parlementaire.

C'est un voile porté par certaines femmes musulmanes et qui ne laisse apparaître que les yeux. Appelé "niqab" quand il ne cache que le visage et "burqa" quand il dissimule l’ensemble du corps des pieds à la tête, il est dans la ligne de mire d’un groupe de 58 députés. Ces parlementaires réclament la création d’une commission d’enquête qui serait chargée de "définir des propositions afin de lutter contre ces méthodes qui constituent une atteinte aux libertés individuelles sur le territoire national".
"Nous sommes aujourd'hui confrontés, dans les quartiers de nos villes, au port par certaines femmes musulmanes de la burqa, voilant et enfermant intégralement le corps et la tête dans de véritables prisons ambulantes ou du niqab qui ne laisse apparaître que les yeux", écrit André Gerin, le député-maire communiste de Vénissieux qui parle d’une "tenue vestimentaire dégradante".
"La vision de ces femmes emprisonnées nous est déjà intolérable lorsqu'elle nous vient d'Iran, d'Afghanistan, d'Arabie Saoudite", argumente encore André Gerin. Les représentants de la Mosquée de Paris rappellent, de leur côté, que l’islam n’a jamais imposé cette tenue qui correspond à des coutumes locales. La burqa est d’ailleurs interdite lors du pèlerinage à La Mecque.
"Les politiques ne devraient pas intervenir", dans ce domaine, estiment pour leur part plusieurs fidèles rencontrés près de la Mosquée de Paris.