Aller-retour pour Berlin : il n'y a "pas de polémique", estime Valls

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Aller-retour pour Berlin : il n'y a "pas de polémique", estime Valls
@ FRANCOIS GUILLOT / POOL / AFP
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POLÉMIQUE - Le Premier ministre était accompagné par deux de ses fils pour aller assister à la finale de la Ligue des champions, samedi.

Nouveau rebondissement dans la polémique sur l'aller-retour express à Berlin de Manuel Valls, samedi. Le Premier ministre était accompagné par deux de ses fils lors de ce déplacement qui lui a permis d'assister à la finale de la Ligue des Champions de football, a indiqué mardi son entourage, confirmant une information de BFM TV.

L'entourage de Valls souligne l'absence de surcoût. Outre la "délégation incompressible" d'officiers de sécurité et conseillers qui accompagnent le chef du gouvernement, deux des fils de Manuel Valls ont aussi pris place dans le Falcon gouvernemental entre Poitiers et Berlin samedi. Un déplacement intervenu au milieu du congrès du Parti socialiste, qui s'est tenu ce week-end à Poitiers.

"La présence des enfants dans l'avion n'ajoute strictement rien au coût de l'affrètement" de l'appareil, a assuré l'entourage de Manuel Valls. Celui-ci a répété qu'il s'agissait bien d'un déplacement officiel et que Manuel Valls avait assisté à la finale FC Barcelone-Juventus Turin à l'invitation du président de l'UEFA, le Français Michel Platini. Lundi, François Hollande avait dû lui-même monter au créneau, en marge d'un sommet du G7, pour justifier le déplacement de son Premier ministre. 

"Pas de polémique", dit Valls. Cible mardi de railleries des députés de l'opposition, qui ont multiplié les allusions au voyage berlinois dans leurs questions, Manuel Valls s'est défendu d'avoir gaspillé l'argent du contribuable. "Le sport a un rôle très important grâce aux grands événements internationaux que nous allons accueillir ici en France, et le rôle du chef du gouvernement, c'est de soutenir ces grands rendez-vous pour la France", a-t-il déclaré. "Pas de polémique, restons sur l'essentiel."


"La moindre des choses, c'est qu'il rembourse". Les réactions politiques se sont multipliées sur le sujet. "La moindre des choses, c'est qu'il rembourse à l'Etat français le coût de cet avion", a déclaré mardi sur LCP le député Daniel Fasquelle, trésorier du parti Les Républicains (LR). "Je pense que François Hollande doit se poser la question de savoir s'il peut le maintenir aujourd'hui à son poste, parce qu'on a un Premier ministre qui, au lieu de s'occuper des problèmes des Français, a passé sa semaine à Roland-Garros, a fait un aller-retour au congrès du PS et est allé, avec les moyens de l'Etat, assister à ce match de football".

Le député LR Benoist Apparu, qui n'avait d'abord pas trouvé à redire à la présence du Premier ministre à Berlin, a estimé mardi que ça commençait "à sentir un peu le roussi". "J'avoue que la nouvelle du jour avec ses deux enfants, si elle se vérifie, si elle est confirmée, je trouve que ça commence à faire beaucoup, qui plus est quand on nous donne en permanence des leçons de morale", a-t-il dit sur France 3.

Thierry Solère, autre député LR, a souligné sur France Info que "personne ne croyait" à une rencontre Valls-Platini en marge d'une des journées les plus importantes de l'année pour le président de l'UEFA, organisateur de la Ligue des Champions.

Florian Philippot, vice-président du Front national, a lui aussi rebondi sur la polémique. "Et si, au lieu de s'enfoncer, Valls s'excusait, remboursait, et en tirait les conséquences que lui dicte sa conscience ?", a écrit l'eurodéputé sur Twitter.