Départ de Philippot : les députés LR partagés après cette "révolution de Palais"

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Départ de Philippot : les députés LR partagés après cette "révolution de Palais"
Le chef de file de LR Christian Jacob estime que le départ de Florian Philippot n'aura "aucune conséquence" sur la ligne du parti. @ AFP
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Le chef de file de LR Christian Jacob estime que le départ de Florian Philippot n'aura "aucune conséquence" sur la ligne du parti.

Les députés Les Républicains, réunis en séminaire à Troyes, étaient partagés jeudi sur les conséquences du départ du Front national de Florian Philippot, même si leur chef de file Christian Jacob y a vu une "révolution de palais" sans "aucune conséquence" sur leur ligne.

"C'est la xième révolution de palais au FN. On a connu Le Pen-Mégret, les débats père-fille, maintenant c'est Marine Le Pen-Philippot, tout ça n'a pas d'importance", a déclaré Christian Jacob à la presse, après l'annonce du départ du bras droit de Marine Le Pen. Pour ce responsable LR, cette démission d'"un petit monsieur qui n'a jamais été capable de se faire élire sur son nom" et qui "s'est toujours pris pour un intellectuel", n'a "aucune conséquence" sur la ligne. "Notre sujet, c'est de nous adresser à l'ensemble des Français", a insisté le député de Seine-et-Marne.

Le départ de Philippot, "une forme de logique". En marge de la journée parlementaire, le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti a, lui, dit voir "une forme de logique" dans ce départ qui "laisse apparaître en pleine lumière les incohérences du FN". "Beaucoup de Français, sur fond de désespérance sociale, de montée de l'insécurité, du terrorisme, de l'islamisme, se sont reportés vers le FN. Il faut leur offrir un autre chemin, leur parler", a jugé ce soutien de Laurent Wauquiez pour la présidence du parti.

"Débaucher les électeurs du FN serait mortifère pour la droite". "Le FN est une impasse mais les sujets qu'a abordés le FN doivent trouver des réponses. Le devoir de la droite républicaine est de proposer un projet crédible, cohérent et qui va s'adresser aussi à ces électeurs qui ont été abusés par le FN", a insisté Éric Ciotti. Pour Daniel Fasquelle, candidat, comme Laurent Wauquiez, à la présidence du parti qui se jouera en décembre, "il ne faut pas raisonner" avec l'idée de récupérer des électeurs FN. "Vouloir aujourd'hui débaucher des électeurs du FN en allant sur les thèmes et les terres du FN (...) ce serait absolument mortifère pour la droite", a averti ce député du Pas-de-Calais. Ce serait "ouvrir un boulevard pour les Constructifs" et les LR seraient "définitivement marginalisés".

Les "litiges d'une petite entreprise familiale". Le sénateur-maire LR de Troyes, François Baroin, a ironisé pour sa part sur les "litiges de cette petite entreprise familiale" qu'est le FN, rappelant le départ au printemps de Marion Maréchal-Le Pen et estimant que "Marine Le Pen ne peut plus incarner un espoir" notamment depuis le débat d'entre-deux-tours où "elle s'est liquéfiée". Quant à récupérer certains électeurs pour LR, "ce sera très long, il faut d'abord reconstruire sur les idées, sur un projet politique, et voir comment évolue le pays", selon lui.