Delanoë : "Je n'ai fait de croix sur rien du tout"

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Delanoë : "Je n'ai fait de croix sur rien du tout"
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Dans sa première sortie depuis les élections européennes, Bertrand Delanoë annonce qu’il n'a pas renoncé à prendre la tête du PS.

Phénomènes "clientélistes", votes "pas forcément clairs", le tout matinée d’une certaine "paresse intellectuelle" : Bertrand Delanoë dresse le portrait d’un parti en perdition, dans la comparaison entre la situation actuelle du Parti socialiste et celle de feue la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) qu’il esquisse dans une interview au Monde daté de mardi.

Dans cet entretien, qui constitue sa première grande sortie médiatique depuis le mauvais résultat du parti socialiste aux élections européennes, dimanche dernier, le maire de Paris, âgé de 59 ans, souligne que l'échec du PS "est une responsabilité collective, de la base au sommet".

Celui qui fut candidat au poste de premier secrétaire au dernier congrès de Reims semble penser qu’il est à même de permettre au PS d’éviter cet écueil. "Je n'ai fait de croix sur rien du tout" déclare-t-il. Et de préciser sa ligne de conduite : "J'agis en fonction de ce que je crois utile et efficace."

Bertrand Delanoë réaffirme sa préférence pour l’ancrage d’un parti "de gauche, réformiste, européenne, écologiste". Selon lui, le PS doit "recréer un mouvement à ancrage populaire, moderne, réinventant sa relation aux citoyens et s'assumant comme une gauche de gouvernement".