Défile du 1er-Mai : "ne me décevez pas, allez voter", lance Le Pen

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Défile du 1er-Mai : "ne me décevez pas, allez voter", lance Le Pen
@ REUTERS
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Le parti frontiste, revigoré par les municipales, a organisé son traditionnel défilé jeudi. Marine Le Pen a tenu un discours d’une heure.

C’est une tradition désormais bien ancrée dans la vie politique française. Chaque 1er-Mai, le Front national défile à Paris du Palais Royal à l’Opéra pour célébrer Jeanne d’Arc. Mais cette année, le traditionnel défilé du 1er mai du FN fut plus qu'une simple photo de famille. Donné en tête aux élections européennes, le Front National a fait du rendez-vous le point de départ de sa campagne. "Ne me décevez pas et allez voter" le 25 mai, a d'ailleurs lancé Marine Le Pen.

20.000 personnes selon le FN, 5.300 selon la police. A en croire le Front national 20.00 personnes ont participé au défilé. Au premier rang desquelles Marine Le Pen, son père Jean-Marie, les principaux responsables du parti et surtout la plupart des nouveaux maires FN, brandis en "symboles" de la bonne santé de la formation d’extrême droite. Les chiffres de la police ont de quoi rafraîchir les ardeurs des militants, puisque selon les forces de l'ordre, 5.300 personnes seulement ont pris part au défilé.



"Ne me décevez pas", demande Le Pen. Marine Le Pen, qui a déposé avec son père, Jean-Marie Le Pen, une gerbe au pied de la statue de Jeanne d'Arc, rue de Rivoli, est arrivée vers 11h15 place de l'Opéra où elle a prononcé un discours fleuve, sous la pluie (et sous le parapluie brandi par un militant tout le long). "La mission de la France est trop grande pour François Hollande. L'UMPS n'est plus en mesure d'incarner la France", a-t-elle lancé. "On entre dans le pays comme dans un moulin", a-t-elle également vilipendé, devant un public en partie composé de frontistes de la première heure. "Ne me décevez pas et allez voter", a-t-elle aussi scandé.





L'UE en prend pour son grade. "Les instances de l'Union européenne seront obligées d'interrompre leur course folle. La seule solution sera la dissolution de l'Assemblée nationale, de nouvelles élections législatives, et donc le moyen de changer radicalement la politique nationale", a renchérit la présidente du parti frontiste. "Nous devons rendre des comptes à l'UE, demander des permissions pour tout, comme si nous étions un peuple enfant. Mais ces permissions, nous avons beau ramper, nous ne les obtenons jamais", a-t-elle encore taclé.

Et Marine Le Pen de faire de la haine des anti-Europe un argument anti-abstention. "Il ne faut pas se tromper. Certains d'entre nous font une funeste erreur, ils pensent qu'en boudant les urnes le 25 mai, ils diront leur mépris pour cette UE qu'ils n'aiment pas (...) mais c'est tout l'inverse. Ceux qui n'iront pas voter laisseront aux partisans de cette UE la possibilité de continuer leur oeuvre funeste", a-t-elle assuré.

Les Femen de la partie.  Le départ du cortège avait été légèrement retardé par l'action de deux Femen (militantes féministes) qui se sont placées devant les manifestants, avant d'être écartées par les forces de l'ordre. L'une d'elles avait le slogan "épidémie fasciste" sur sa poitrine nue, tandis que l'autre criait "stop à l'union fasciste".

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