Décroissance : Sarkozy attaque, Duflot riposte

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Décroissance : Sarkozy attaque, Duflot riposte
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La secrétaire nationale des Verts a accusé le président d’hypocrisie et de mensonge, lundi sur Europe 1.

"Quand j'entends nos écologistes parfois dire qu'ils vont faire campagne sur le thème de la décroissance, est-ce qu'ils savent qu'il y a du chômage? Est-ce qu'ils savent qu'il y a de la misère dans le monde? Est-ce qu'ils savent qu'il y a près d'un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là ?", avait asséné samedi Nicolas Sarkozy lors du lancement de la campagne de l’UMP pour les régionales. Etait-ce un mensonge ? "Oui", a répondu lundi sur Europe 1 Cécile Duflot. "Ou alors il ne sait pas" ce qu’est le projet des écologistes, a ajouté la secrétaire nationale des Verts.

"Nous, ce qu’on défend, c’est de vivre tout simplement mieux avec un autre mode de développement, plus respectueux de la planète, mais surtout plus respectueux des habitants", a expliqué Cécile Duflot. Avant de contre-attaquer : "ce que je sais, c’est que c’est Nicolas Sarkozy qui est président de la République aujourd’hui. Et que les solutions qu’il met en œuvre en France, ça a fait plus 30% de chômage depuis le début de l’année. Je pense qu’il y a des moments où il faut éviter de donner des leçons".

Alors que Cécile Duflot avait été invitée plusieurs fois par Nicolas Sarkozy à l’Elysée au cours des derniers mois, la candidate aux régionales en Ile-de-France a clairement pris ses distances. "On n’a jamais été marié et il n’y a aucun risque qu’on le soit. Car ce qu’il défend est très hypocrite : considérer qu’on peut être un grand défenseur de l’environnement sans s’intéresser à une vision globale", a-t-elle insisté.

A une semaine de l’ouverture du sommet de Copenhague sur le climat, Cécile Duflot a insisté sur l’importante de la "conversion écologique de l’économie". "Ce qui doit se passer à Copenhague, c’est aussi d’avoir une discussion avec les Chinois, avec les Indiens, avec les pays du Sud, pour leur éviter de reproduire les erreurs de notre mode de développement et engager une transition énergétique", a-t-elle expliqué.