Découverte de bonbonnes de gaz à Paris : "un groupe a été annihilé"

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Découverte de bonbonnes de gaz à Paris : "un groupe a été annihilé"
François Hollande a affirmé vendredi qu'un attentat avait été "déjoué" et "un groupe annihilé".@ AFP
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"Un groupe a été annihilé", a réagi François Hollande après l'interpellation de trois femmes qui préparaient des actions violences via des bonbonnes de gaz. 

François Hollande a affirmé vendredi qu'un attentat avait été "déjoué" et "un groupe annihilé", après la découverte d'une voiture chargée de bonbonnes de gaz à Paris le week-end dernier.

"Un groupe a été annihilé". "Un attentat a été déjoué", a déclaré le président français en marge d'un déplacement à Athènes pour un Sommet des pays méditerranéens de l'Union européenne. "Un groupe a été annihilé, mais il y en a d'autres", a-t-il également indiqué, appelant à une "vigilance renforcée".

"La vigilance doit être renforcée." "La justice est saisie, le procureur de la République fera des déclarations cet après-midi, mais en tant que président de la République, je veux saluer, féliciter, les services de renseignement", a dit le chef de l'Etat. "Bien sûr qu'il y a des attentats qui ont eu lieu dans notre pays, et qui ont frappé, durement, mais il y a aussi toute une action silencieuse, efficace, par tous les services de renseignement, par nos policiers, par nos gendarmes, par nos militaires", a-t-il souligné. "La vigilance doit être renforcée autant qu'il est nécessaire et ça fait partie bien sûr de l'engagement de l'Etat, mais de l'engagement aussi de toute la société parce qu'il faut avoir cette mobilisation, cette conscience, cette vigilance", a-t-il encore affirmé.

La justice est saisie de l'affaire. La police a interpellé jeudi soir dans l'Essonne trois femmes radicalisées impliquées dans l'enquête sur la voiture contenant des bonbonnes de gaz retrouvée le week-end dernier en plein Paris. La plus jeune, Inès Madani, blessée par balle par un policier lors de son interpellation, est la fille du propriétaire de la voiture, découverte face à la cathédrale Notre Dame, feux de détresse allumés, chargée de cinq bonbonnes de gaz et de trois bouteilles de gasoil.

Elle était connue des services de renseignement après avoir été empêchée de partir en Syrie. Les enquêteurs ont acquis la conviction que la voiture devait servir à un attentat dans Paris. Selon une source policière, le projet a échoué pour une raison qui reste encore indéterminée.