Amélie de Montchalin (LREM) sur l’ISF : "On ne veut pas créer d'effet d'aubaine"

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La députée de la majorité, membre de la commission des Finances, a expliqué la démarche des parlementaires pour rééquilibrer la réforme de l’ISF.

INTERVIEW

La réforme de l’ISF fait grincer des dents jusque dans la majorité. Les députés LREM vont ainsi présenter des amendements pour rééquilibrer le texte, et notamment pour taxer les yachts et les voitures de luxe. "Notre objectif n’est pas d’être dans le symbole, mais de ne pas créer d’effet d’aubaine", a expliqué Amélie De Montchalin, députée LREM et membre de la commission des Finances, mardi soir sur Europe 1.

"Ne pas créer d’effet d’aubaine". La députée estime que la réforme de l’ISF doit avant tout permettre d’investir davantage dans les entreprises. Dans cette optique, les parlementaires veulent taxer les "signes extérieurs de richesse", qui n’ont pas vocation à être réinvestis dans l’économie selon Amélie de Montchalin. "On veut que l’argent libéré profite aux PME et aux entreprises. Si on peut investir dans une entreprise, c’est notre but. On libère l’impôt sur des biens (les yachts, voitures de luxe, ndlr) qu’on n’investit pas dans des entreprises. Comme on ne veut pas créer d’effet d’aubaine, ça fait donc deux mois qu’on réfléchit à comment s’y prendre pour que l’écart de fiscalité soit avant tout dirigé vers les PME et les entreprises."

"Notre but est de libérer de l’argent pour les PME." Selon nos informations, le groupe LREM réfléchit ainsi à la création d’un droit de port annuel pour taxer les yachts. "C’est une piste", confirme la députée de l’Essonne. "Notre objectif n’est pas d’être dans le symbole, mais de ne pas créer d’effet aubaine. On est ravis que des gens achètent des yachts, mais notre but est de libérer de l’argent pour les PME. Il manque de la capacité de prendre du risque. L’objectif, si on paye moins d’impôts, est qu’on puisse avoir tous les outils pour l’investir dans l’économie."