Dépenses retoquées : Dati dénonce une "cabale politique"

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Dépenses retoquées : Dati dénonce une "cabale politique"
Rachida Dati et Nicolas Sarkozy, en 2008.@ REMY DE LA MAUVINIERE / POOL / AFP
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Mise en cause par la Cour des comptes, l'ancienne ministre de la Justice accuse sa propre famille politique de vouloir lui nuire.

La meilleure défense, c'est l'attaque. C'est en tout cas la stratégie choisie jeudi par Rachida Dati. Mise en cause la veille par la Cour des comptes pour des dépenses effectuées alors qu'elle était ministre de la Justice, la députée européenne, qui nie avoir utilisé de l'argent public pour ses achats personnels, assure que cette histoire est une "cabale politique" initiée par l'entourage de… Nicolas Sarkozy.

"J'en ai parlé à Nicolas Sarkozy, je sais que son entourage... Rappelez-vous en 2010, ils ont failli me faire tomber, ils n'ont pas réussi parce que la justice était de mon côté", a-t-elle lancé sur i-TELE, particulièrement remontée. A l'époque, Rachida Dati  était soupçonnée par des proches du chef de l'Etat de diffuser des rumeurs sur la vie privée de l'actuel président de l'UMP.

"Certains me traitent de 'zoubida'". La décision de la Cour des comptes d'invalider près de 190.000 euros de factures a beaucoup de mal à passer pour la maire du 7e arrondissement de Paris. "Je ne laisserai pas faire. S'ils veulent me qualifier, comme certains dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, de voleuse de poules, d'arabe, de beurette... Certains me traitant de 'zoubida'...  Maintenant stop! Sans vous parler des attaques sexistes. Si on veut me ramener sur le fric, sur le bling-bling, ça va, mais ce n'est pas le cas", a encore fustigé l'eurodéputée. Avant de se montrer un peu plus menaçante : "Je n'ai jamais rien dit, on m'a proposé d'écrire des livres, j'ai toujours refusé mais maintenant, trop c'est trop!", a-t-elle menacé. Et histoire de montrer qu'elle est prête à agir, Rachida Dati a également annoncé une plainte en diffamation contre Le Point, à l'origine de l'information.

Si l'ancienne ministre est aussi remontée, c'est que son nom n'apparait aucunement dans l’arrêt de la Cour des comptes, publié le 22 janvier 2015. Comme elle le rappelle à plusieurs reprises, le responsable légal de toutes ces irrégularités est en effet le comptable en chef du ministère, et non elle.