Darmanin : "Il n’y a pas de plan B, il y a un plan F, c’est François Fillon"

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Pour le maire de Tourcoing, invité de la matinale d'Europe 1, François Fillon, visé par une enquête, reste le champion de la droite pour la présidentielle.

INTERVIEW

Alors qu’à droite des noms commencent à circuler face à un possible désistement de François Fillon, empêtré dans des révélations autour des rémunérations accordées à sa femme et à ses enfants, Gérald Darmanin, secrétaire général adjoint du parti Les Républicains, estime que le candidat désigné par la primaire de novembre conserve toute sa légitimité. "4,5 millions et demi d’électeurs ont voté. Jamais dans l’histoire de la droite française, quelqu’un n’avait eu autant de légitimité si ce n’est le général de Gaulle, par l’histoire".

"Mon candidat c’est François Fillon". "François Fillon est le seul plan, pour reprendre l’expression médiatique", assure le maire de Tourcoing, invité mercredi de la matinale d'Europe 1. "Il n’y a pas de plan A ni de plan B, il y a un plan F, c’est François Fillon", martèle Gérald Darmanin. Pourtant, à l'écart des rangs fillonistes, les noms de possibles remplaçant circulent déjà, avec en tête de liste François Baroin et Xavier Bertrand. "Il est évidant que François Baroin et Xavier Bertrand sont de grands hommes politiques qui serviront la France dans les prochaines années […], mais le plan c’est François Fillon, mon candidat c’est François Fillon", balaye Gérald Darmanin.

"La justice fait son travail". Surtout, ce sarkozyste ne doute pas que la justice, qui se penche actuellement sur les payes de Penelope Fillon employée comme assistante parlementaire de son mari et du suppléant de celui ci, ne blanchisse François Fillon des soupçons d'emploi fictif et de détournement de fonds public qui pèsent sur lui. "François Fillon a lui-même mis la limite, il a dit que s’il était mis en examen, il renoncerait à sa candidature. La justice fait son travail, nous attendons, avec beaucoup de sérénité, les résultats de l’enquête préliminaire".

"Une campagne présidentielle aux enjeux énormes - nous sommes la 5e puissance mondiale - connait son lot de révélations et de rumeurs", veut encore relativiser l'élu.