Dans le Doubs, le PS redoute la division de la gauche

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Dans le Doubs, le PS redoute la division de la gauche
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ÉLECTION PARTIELLE - Le candidat socialiste s'inquiète notamment de la candidature écologiste, face au risque de second tour UMP-FN.

L'état-major parisien du Parti socialiste aura les yeux rivés vers la quatrième circonscription du Doubs, où se déroule dimanche une élection législative partielle. Avec une angoisse, celle de perdre dès le premier tour le siège détenu par Pierre Moscovici jusqu'à sa nomination à la Commission européenne. Pour éviter cela, le candidat PS, Frédéric Barbier, mise sur le rassemblement. Il redoute les "petits" candidats de gauche, qui risqueraient de lui grappiller de précieuses voix.

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Le spectre d'un duel UMP-FN. "Une nouvelle fois, la gauche est divisée, émiettée", a lancé Frédéric Barbier aux militants. "Chacun veut faire entendre sa petite musique. Si vous n'y prenez pas garde, la dispersion risque de nous être fatale. Rappelez-vous, c'est ce qui était arrivé à Lionel Jospin en 2002". Manuel Valls avait tenu le même discours mardi, lors de son meeting mouvementé à Audincourt. "La gauche est forte, pas quand elle s'adresse à elle-même, pas quand elle se divise", avait exhorté le Premier ministre.

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Intenses tractations à gauche. Le spectre d'un 21 avril local est dans toutes les têtes à gauche, si bien que d'intenses tractations ont lieu depuis quelques jours. Lundi, le candidat écologiste, Bernard Lachambre, s'est même vu demander de retirer sa candidature. Mais pour lui, qui espère atteindre 5% des voix dimanche, c'est niet. "Faire de la politique, ce n'est pas faire des accords électoraux de dernière minute", s'insurge-t-il au micro d'Europe 1. "Faire un accord de ce type-là maintenant, c'est jeter des gens dans les bras du Front national".

Le Front national, justement, rêve d'envoyer un troisième député à l'Assemblée nationale, en l'occurrence sa candidate locale Sophie Montel. Quant à l'UMP, représentée par Charles Demouge, elle souhaite poursuivre sur sa lancée. Depuis 2012, sur treize législatives partielles, la droite en a remporté douze.

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