Copé : "une opposition vigilante"

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Copé : "une opposition vigilante"
Le secrétaire général Jean-François Copé a pris "acte de la victoire de la gauche" dimanche soir après le second tour des élections législatives, s'engageant à ce que son parti mène une "opposition responsable mais vigilante".@ ©ETIENNE LAURENT/EPA/MAXPPP
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REACTIONS - Au soir du second tour, la gauche se réjouit, l'UMP prend acte, Bayrou "va changer"…

La majorité absolue à l'Assemblée nationale pour François Hollande et le gouvernement, un groupe Europe-Ecologie-Les Verts, le retour du FN, les défaites de Royal, Bayrou et Marine Le Pen, l'entrée au parlement de Marion Maréchal-Le Pen, plus jeune élue de la Ve Rrépublique… Europe1.fr fait le tour des principales réactions politiques aux résultats du second tour des législatives.

LE PARTI SOCIALISTE

• Le #devoir 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a remercié les Français d'avoir "choisi la cohérence". Même si, a-t-il ajouté, "l'œuvre qui est devant nous est immense. Rien ne sera facile. Rien ne nous sera donné". "La victoire du Parti socialiste aux élections législatives françaises lui donne un devoir de réussir, a renchéri la première secrétaire du PS, Martine Aubry. Je voudrais remercier les Français de cette confiance. Elle nous oblige et elle nous honore. C'est pour nous maintenant un devoir de réussir ce redressement dans la justice."

• Une #trahison pour Ségolène Royal

Battue dimanche dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime par le dissident PS Olivier Falorni (DVG), elle a dénoncé une "trahison politique", considérant que le nouvel élu était "un député de droite". Interrogée sur la possibilité de briguer la tête du PS à l'automne, la candidate déchue a affirmé dimanche à La Rochelle qu'elle n'"excluait rien". Quant au tweet de Valérie Trierweiler, "je pense que ça n'a pas arrangé les choses, pourrais-je dire pudiquement", a-t-il glissé.

• La #dignité lui répond Falorni

"Je crois qu'il faut retrouver de la dignité dans le débat public. Il y a eu un vote, il faut le respecter. Je comprends la déception de Ségolène Royal, mais je pense qu'il ne faut plus utiliser le terme de trahison. Cela salit les électeurs qui m'ont fait confiance", lui a rétorqué dans la foulée Olivier Falorni.

L'UMP

• La #vigilance 

Le secrétaire général Jean-François Copé a pris "acte de la victoire de la gauche" dimanche soir après le second tour des élections législatives, s'engageant à ce que son parti mène une "opposition responsable mais vigilante". "J'en appelle solennellement à l'unité de notre famille politique", a-t-il dit, proposant un congrès en novembre pour élire le nouveau président de l'UMP et mettant en garde contre les "querelles de personnes".

• Les #coupstordus dixit Morano

L'ex-ministre de l'Apprentissage Nadine Morano (UMP) a reconnu dimanche soir sa défaite dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle, au second tour des élections législatives. "Je fais partie de ces élus qui aiment la politique des résultats, je crois l'avoir prouvé sur ce territoire. Aujourd'hui, dans cette circonscription qui est très difficile, et je le savais, qui en général joue la bascule électorale, je suis dans cette circonstance de bascule électorale au moment où la gauche a gagné les élections présidentielles, a-t-elle analysé. Si c'est de la déception, ce que je regrette le plus, ce sont les coups tordus et notamment ceux de Gérald Dahan, qui est un militant socialiste, qui à 48h des élections législatives a quelque peu sans doute pu intervenir sur ce scrutin de manière extrêmement négative."

LE FRONT NATIONAL

• La #réjouissance 

Marine Le Pen a reconnu dimanche soir sa défaite au second tour des élections législatives, tout en mettant en doute la faible avance de son adversaire socialiste Philippe Kemel, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. "Des voix qu'il faudra probablement recompter lorsque l'on sait la manière dont fonctionnent certaines municipalités", a-t-elle dénoncé lors d'une brève allocution. "Mais au-delà de mon cas personnel, nous n'avons que des raisons de nous réjouir", a souligné la présidente du FN. "Le mouvement national fait à nouveau son entrée à l'Assemblée et c'est un énorme succès".

• La #jeunesse de Marion Maréchal-Le Pen

La petite-fille de Jean-Marie Le Pen et nièce de Marine Le Pen, élue dimanche plus jeune députée de l'Assemblée nationale à Carpentras (Vaucluse), s'est dite "heureuse" d'être la porte-parole d'une "jeunesse française". "Si nos élites daignaient nous écouter, elles mesureraient tout ce dont nous sommes capables, notre lucidité, notre idéal. S'ils tendaient l'oreille, ils comprendraient pourquoi les jeunes Français dont je fais partie nous rejoignent. Je suis heureuse d'être la porte-parole de cette jeunesse française".

EELV

• La #naissance du groupe Europe-Ecologie - Les Verts

 La ministre du Logement et secrétaire nationale d'EELV, Cécile Duflot, a salué dimanche une "grande et belle date dans l'histoire des Verts" et annoncé la "naissance du premier groupe" écologiste à l'Assemblée nationale.

LE MODEM

• La #batailleperdue de François Bayrou

Le président du MoDem, perdant à Pau, a assuré dimanche soir que son échec allait "l'entraîner à changer la forme de [son] engagement, à prendre le recul qui s'impose quand on n'a pas réussi, au moins momentanément". "Toute ma vie je me suis battu avec, dans la tête et dans le coeur, des idées qui n'ont jamais changé, a-t-il dit avec solennité. Et pour qui partage ces convictions, les adversaires sont nombreux et puissants: sectarisme, cynisme, les illusions, les fausses promesses, les mensonges, la division entre citoyens et l'esprit partisan préféré à tout. Contre ces adversaires qui ont cent visages, j'ai perdu et nous avons perdu une bataille, mais l'heure de vérité vient. La réalité va s'imposer désormais comme un juge de paix."