Copé tend la main à Villepin

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Copé tend la main à Villepin
Le secrétaire général de l'UMP a appelé au "rassemblement"
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REACTIONS - A droite, la relaxe de Villepin dans l'affaire Clearstream est bien accueillie.

C'est un appel du pied. Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a affirmé que "sa porte" était "grande ouverte" pour Dominique de Villepin, relaxé en appel mercredi dans l'affaire Clearstream.

"Je ne fais jamais de commentaire sur les décisions de justice. La seule chose que je peux vous dire, c'est que ma porte a toujours été grande ouverte pour Dominique de Villepin (...) Elle le sera toujours", a-t-il déclaré lors du point de presse hebdomadaire de l'UMP.

"Notre famille, y compris au sens le plus large, doit être rassemblée (...) et travailler ensemble pour notre pays parce que les problèmes qui sont devant nous sont suffisamment graves et sérieux pour que l'on puisse conjuguer les énergies", a-t-il souligné en rappelant qu'il avait déjà dit par le passé combien il "regrettait qu'il soit parti" de l'UMP.

"Je souhaite" qu'il rejoigne la majorité présidentielle où il pourrait apporter "sa sensibilité, son expérience et puis bien sûr sa réflexion", a conclu le chef de file de la majorité présidentielle.

L'UMP veut se "rassembler"

Un appel au rassemblement qui intervient alors que la candidature de l'ancien Premier ministre à l'élection présidentielle de 2012 semble de plus en plus probable. Dans ce cas de figure, Dominique de Villepin serait en concurrence directe avec son éternel rival, Nicolas Sarkozy.

Même son de cloche ou presque dans les rangs de l'UMP. Le président du Sénat, Gérard Larcher, a salué la décision de la Cour d'appel de Paris.

"J'ai été ministre de Dominique de Villepin, je suis plutôt satisfait de voir qu'il y a une relaxe sans avoir tous les éléments de l'affaire. Dans ce dossier qui a beaucoup défrayé la chronique, la justice a considéré qu'elle devait relaxer M. Villepin, j'en prends acte", a rappelé Gérard Larcher.

Quant à la porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, elle simplement a botté en touche. "Le gouvernement ne fait aucun commentaire sur les décisions de justice", a-t-elle insisté lors du compte rendu du Conseil des ministres.