Copé, nouvel homme fort de l'UMP

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Copé, nouvel homme fort de l'UMP
Jean-François Copé a refusé un poste au gouvernement pour prendre la tête de l'UMP.@ MAXPPP
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Le président du groupe UMP à l'Assemblée lorgnait sur la présidence du parti depuis longtemps.

Pour la tête de l'UMP, il aurait refusé le ministère de l'Intérieur que lui proposait François Fillon dans son nouveau gouvernement. Jean-François Copé devrait, selon son entourage, prendre le fauteuil de Xavier Bertrand au secrétariat général du parti présidentiel. Selon les informations d'Europe 1; il devrait être intronisé mercredi. Avec un objectif clairement affiché : l'Elysée en 2017.

"J’ai décidé de te faire confiance. On fonce"

"J’ai décliné l’Intérieur car je souhaitais le parti, par souci de cohérence", a déclaré au Monde Jean-François Copé. "Le président m’a dit: 'pas de problème, j’ai décidé de te faire confiance. On fonce.'"

Retour en 2007. Meurtri d'avoir été écarté du gouvernement, Jean-François Copé lance aussitôt une offensive sur le parti présidentiel en prenant la tête des députés UMP et affiche déjà ses visées élyséennes pour 2017. "Il a bien compris que, sous Sarkozy, il n'y a que le culot et l'envie qui paient", confie un ténor du parti. De culot il n'en manque pas pour s'imposer, à la tête des députés UMP, comme un personnage clef de la majorité, voire comme une alternative. "C'est la révélation du quinquennat", juge même l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

"Redynamiser" l'UMP et faire gagner Sarkozy en 2012

Réputé pour son ambition, Jean-François Copé est devenu le seul capable de tenir tête à Nicolas Sarkozy. Dès la rentrée, alors que les rumeurs sur le remaniement commençaient à enfler, il avait clairement fait connaître ses intentions : "redynamiser" la formation majoritaire et "aider" Nicolas Sarkozy à sa réélection.

Au début du mois de novembre, Jean-François Copé martelait ses motivations pour le poste. "L’expérience qui est la mienne, d’animer une majorité parlementaire, d’animer un club de débats et d’idées (…), j’ai envie de la mettre au service de notre mouvement", expliquait-il sur Europe 1. "J'ai fait une offre de services pour l'UMP", avait alors dit le chef de file des députés UMP.