Copé : "Le débat sur l’identité nationale doit se poursuivre"

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Copé : "Le débat sur l’identité nationale doit se poursuivre"
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Sur Europe 1, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale est revenu lundi sur les grands chantiers de la droite en 2010.

"Je suis un grand militant de la discussion sur l’identité nationale. Ne pas en avoir parlé plus tôt a exacerbé les malentendus, les difficultés, les ambiguïtés, donc c’est très bien qu’on en parle" a indiqué Jean-François Copé, lundi, sur Europe 1. "Ma thèse, c’est qu’on aille bien au-delà du mois de février pour en parler" (NDLR : le débat sur l’identité nationale doit se conclure à cette date).

Au sujet des avis divergents exprimés par plusieurs personnalités de droite, de François Baroin àAlain Juppéen passant par Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin, Jean-François Copé ne s’en émeut pas plus que ça : "Ceux qui sont pour et ceux qui sont contre participent de la même manière à ce débat". Et de poursuivre : "Ce débat a le mérite immense d’avoir été lancé et d’exister. Certains pensent qu’il y a des arrière-pensées électorales derrière, moi, je n’en sais rien. Ce que je sais, c’est qu’il ne doit surtout pas s’arrêter maintenant".

Interrogé sur les dissidences et volontés d’indépendance au sein de la droite, notamment au Nouveau centre, Jean-François Copé s’en est félicité. "Il y a une réflexion à avoir sur la gouvernance, le management du pays. On ne peut plus décider de manière aussi verticale comme on pouvait le faire au temps du général De Gaulle", a indiqué le maire de Meaux.

"Aujourd’hui, la construction de décisions passe par trois étapes : un bon diagnostic, un débat et ensuite une décision. Trois étapes qui n’ont pas été respectées pour la réforme de la taxe professionnelle,selon lui : " Il a fallu que les députés, puis les sénateurs réécrivent une bonne partie du texte".

Sur les rapports de force gauche/droite pour les élections régionales de mars 2010, le maire de Meaux a estimé "qu’il est aujourd’hui impossible de mesurer l’état de l’opinion". "On devrait y voir plus clair à la fin du mois de janvier", a conclu le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, soulignant "le rendez-vous essentiel" que constituent les régionales avant la présidentielle de 2012.

> Réécoutez l’intégralité de l’interview de Jean-François Copé