Copé et Lagarde se démarquent de Guéant

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Copé et Lagarde se démarquent de Guéant
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Fait rare, le patron de l’UMP et la ministre ont pris leur distance avec les propos du ministre.

"Je ne sais pas quelles sont les raisons qui l’ont amené à dire cette phrase". Jeudi soir, sur France 3, Christine Lagarde est restée dubitative, alors qu’elle était interrogée sur les propos de Claude Guéant.

Dans un entretien au Figaro Magazine, le ministre de l’Intérieur a annoncé son intention de réduire l'immigration légale. Un projet que ne comprend pas Christine Lagarde qui rappelle que l'économie française aura besoin d'immigration dans l'avenir.

"Dans le long terme on aura besoin de main d'oeuvre"

"Il faut évidemment réfléchir au court terme mais aussi au long terme. Dans le long terme on aura besoin de main d'oeuvre, on aura besoin d'effectifs salariés formés", a-t-elle souligné.

Le patron de l’UMP, Jean-François Copé partage d’ailleurs cet avis. "Mon point de vue est celui-là : je suis favorable à l'immigration choisie, c'est-à-dire celle qui correspond à des critères économiques, et en aucun cas à l'immigration illégale", a assuré, vendredi, Jean-François Copé sur RTL.

Copé : "je suis favorable à l'immigration choisie"

La politique de Nicolas Sarkozy "a été constante et a été la meilleure manière de tenir clairement une politique cohérente : premièrement lutte totale contre l'immigration clandestine, deuxièmement immigration choisie", a-t-il rappelé.

Selon Jean-François Copé, l'immigration choisie doit avoir comme "premier critère un critère économique", c'est-à-dire que quand "il y a des métiers, des secteurs dans lesquels nous n'avons pas été suffisamment capables de pourvoir aux offres d'emplois, dans ce cas, il est assez logique d'accueillir" des immigrés.

"Je suis favorable à l'immigration choisie"

Le député de Seine-et-Marne s'est toutefois refusé à "arbitrer" entre les positions de Claude Guéant et Christine Lagarde, arguant ne pas avoir "une connaissance précise" de leurs déclarations.

S'il a toujours affirmé sa volonté de combattre l'immigration illégale, Nicolas Sarkozy avait affirmé jusqu'ici la nécessité pour la France d'une "immigration choisie", de travail, idée dont il avait fait un cheval de bataille en 2007.