Copé - Bertrand : la guerre des sous-chefs

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Copé - Bertrand : la guerre des sous-chefs
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Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale et le secrétaire général du parti majoritaire affichent ouvertement leur rivalité.

"Vous ne pouvez pas parler à Jean-François Copé sans qu’au bout de dix minutes, il se plaigne de Xavier Bertrand et inversement." Cette révélation d’un député de la majorité le confirme : le temps est orageux entre le président du groupe UMP à l’Assemblée et le secrétaire général du parti.

Dernier épisode de cette guerre des sous-chefs : la bataille autour d'un amendement supprimant les avantages fiscaux pour les sportifs de haut niveau liés au droit à l’image collectif (DIC). Après le vote dudit amendement par l’Assemblée nationale, Xavier Bertrand, en désaccord, a réclamé un réexamen du texte au Sénat, provoquant l’agacement de Jean-François Copé.

Le député de Seine-et-Marne a refusé, lundi sur LCI, "qu'on prenne nos députés en otage". L'amendement, a-t-il rappelé, a été "voté avec une très large majorité dans un contexte d'avis favorable du gouvernement. Là, il faut que tout le monde soit en ligne parce que, sinon, moi je ne comprends plus rien à rien."

"Je ne vois pas en quoi c’est une prise d’otages que de vouloir concilier les points de vue", a rétorqué Dominique Paillé, le porte-parole de l'UMP, dans une tentative d’aplanir le différend. "L'UMP n'est pas un parti de godillots, où on obéit le doigt sur la couture du pantalon", a-t-il poursuivi, en estimant "légitime que Xavier Bertrand émette son avis. Qu’il y ait parfois des querelles d’ambition, c’est normal dans toute entreprise humaine."

Il n’empêche, dans l’entourage de Jean-François Copé, on s’agace des comportements de chef d’Etat de Xavier Bertrand, qui est allé en Chine fin octobre pour y signer un accord avec le Parti communiste chinois. "Un protocole pour une meilleure compréhension et beaucoup plus d'échanges entre le Parti communiste au pouvoir en Chine et le parti de droite au pouvoir en France", a expliqué Xavier Bertrand. Une démarche qui a inspiré à Jean-François Copé ces sobriquets pour désigner le secrétaire général de l’UMP : "notre secrétaire général bien-aimé", et même "notre premier secrétaire".

Europe1.fr avec Jérôme Chapuis