Congrès : Christian Jacob dénonce une forme de "pulsion narcissique" chez Emmanuel Macron

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Congrès : Christian Jacob dénonce une forme de "pulsion narcissique" chez Emmanuel Macron
Christian Jacob a prévu de boycotter un déjeuner avec le chef de l'Etat.@ CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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"Ce président est très autocentré sur lui-même, (...) il y a une certaine forme de pulsion narcissique à certains moments", estime le président des députés LR.

Le chef de file des députés LR Christian Jacob a fustigé dimanche une forme de "pulsion narcissique" chez le président Emmanuel Macron qui, selon lui, prononcera lundi devant le Congrès un discours "très autocentré sur sa personne". "Ce président est très autocentré sur lui-même, c'est vraiment ça sa préoccupation quotidienne et il y a une certaine forme de pulsion narcissique à certains moments", a déclaré le député de Seine-et-Marne au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Boycott d'un déjeuner avec le président. "Demain on va avoir un discours long sur 'ma vie, mon oeuvre' et très autocentré sur sa personne", a ajouté Christian Jacob, qui a prévu de boycotter un déjeuner avec le président. Pour le président du groupe LR à l'Assemblée, Emmanuel Macron est "d'une suffisance totale" et "c'est ce mépris, cette suffisance, ce côté condescendant à l'égard de ses concitoyens qui est mis en exergue avec (les) textes" de réforme des institutions, qui vont être débattus à partir de mardi.

"Affaiblir le Parlement et décrédibiliser les parlementaires". Dans sa réponse au discours du chef de l'Etat, Christian Jacob a prévu d'évoquer cette révision constitutionnelle, estimant que "l'objectif du président de la République, c'est d'affaiblir à tous points de vue le Parlement et de décrédibiliser les parlementaires". "Et quand on fragilise le rôle des députés, on dévalorise le peuple et on ne l'entend pas", a-t-il souligné.

"Jamais aucun de ses prédécesseurs n'a mené une telle attaque contre les élus du peuple", a poursuivi Christian Jacob, s'oppose notamment à l'introduction de la proportionnelle aux élections législatives, préférant un scrutin majoritaire qui "permet à un gouvernement d'avoir une majorité stable".