Conférence environnementale : ce qu'a annoncé Hollande

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Conférence environnementale : ce qu'a annoncé Hollande
François Hollande a ouvert vendredi matin la 2e conférence environnementale.@ Capture d'écran BFM TV
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RÉSUME - François Hollande a ouvert la 2e conférence environnementale, promettant de réduire la consommation d'énergie de 50%.

Faire de la France "l'excellence environnementale". Un rendez-vous "pour faire de la France une nation, la nation, de l'excellence environnementale". C'est en ces termesque François Hollande a ouvert la deuxième conférence environnementale de son quinquennat vendredi, en annonçant les "grands principes" de la transition énergétique.

>> Isolation thermique, contribution climat-énergie, sortie du nucléaire... quels sont ces "grands principes" ? Morceaux choisis.

Objectif 2050. Le chef de l’État a fixé des objectifs précis pour la France, en plaidant pour une réduction de la consommation d'énergie finale de 50% à l'horizon 2050. Entre-temps, le pays doit également arriver à baisser de 30% la consommation d'énergies fossiles d'ici 2030.

>> Des objectifs peu ambitieux, selon Greenpeace, qui le fait savoir dans ce tweet  :



Une TVA à 5% sur l'isolation thermique. Première mesure pour parvenir à ces objectifs, comme le révélait Europe 1 : "le taux de TVA sur les travaux d'isolation thermique passera à 5% en 2014 au lieu des 10% prévus. Cette mesure réduira la facture énergétique des ménages, première chose, et soutiendra l'activité du bâtiment". François Hollande veut également concilier emploi et environnement, et annonce que 2.000 emplois d'avenir seront créés pour aider les ménages dans la rénovation thermique.



>> Le président est également revenu sur les aides pour la rénovation des logements, que nous détaillons ici

Quid de la contribution carbone ? François Hollande a confirmé vendredi la création d'une contribution climat-énergie dans la fiscalité à compter de l'an prochain, sans en préciser le taux, en assurant qu'elle serait compensée par des baisses de prélèvements obligatoires. Cette contribution sera progressive et la trajectoire sera connue cette année, a déclaré le président français. Les détails doivent être dévoilés mercredi, lors de la présentation du projet de loi de finances pour 2014 au Conseil des ministres. "Elle consistera à calculer une partie du montant des taxes sur les produits énergétiques en fonction de leur teneur en CO2. Il s'agit de financer la transition énergétique et de répartir ce qui aura été produit au bénéfice des ménages et des entreprises par des baisses de prélèvements. C'est comme ça que nous pourrons faire que nos compatriotes adhèrent à un tel projet", a-t-il justifié.



>> Pour plus de détails, lire : la parade de Hollande à "la taxe carbone"

Une loi sur la transition énergétique adoptée d'ici fin 2014. Pour baisser la consommation d'énergie fossile, le chef de l'Etat promet de développer "la voiture intelligente et décarbonnée". "25% des véhicules achetés par l'Etat et les collectivités devront être électriques ou hybrides", a annoncé François Hollande, demandant un équipement total du pays en borne de recharge "d'ici 2015". Le chef de l’État promet, par ailleurs, la commercialisation de la voiture consommant 2l aux 100km en 2018. Mais malgré ces ambitions électriques, François Hollande a réitéré ses ambitions de "réduire la part du nucléaire de 50% d'ici à 2025", s'engageant à nouveau à fermer Fessenheim "d'ici à fin 2016". Pour parvenir à se passer du nucléaire, il a ainsi promis une loi sur la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables "d'ici la fin de l'année 2014". "Ce sera l'un des textes les plus importants du quinquennat", a-t-il promis.

>> Et si l'on fermait la centrale avec une loi ? François Hollande y songe... comme nous le développions déjà ici

Vers un "pacte" international. "L'urgence climatique appelle à un sursaut. À l'échelle international d'abord : notre pays accueillera la conférence climat en 2015", a également rappelé le président de la République. "Nous devons arriver à un pacte mondial sur les émissions de gaz à effets de serre, pour contenir l'évolution des températures en dessous de deux degrés", a-t-il projeté. "Il doit s'agir d'un accord équitable entre les pays", mêlant les sanctions, les évolutions technologiques et l'alimentation d'un "fonds vert pour le climat".

Des objectifs communs en Europe. "Nous devons réussir à mettre en place une politique énergétique et climatique en Europe, pour la période 2020-2030", a-t-il par ailleurs insisté, regrettant les trop nombreuses "contradictions" sur le Vieux-continent, au sujet du gaz de schiste notamment. François Hollande entend, lors d'un sommet européen en mars prochain, proposer que l'Europe se donne pour objectif de "réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% en 2030, par rapport à la situation de 1990".  Le chef de l'Etat en appelle à rien de moins qu'à une "communauté commune de l'énergie", avec des normes, un marché commun de l'énergie et une "taxe carbone aux frontières".