Compte pénibilité : Philippe Martinez dénonce un "gros raté" dans la façon d'annoncer la réforme

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Compte pénibilité : Philippe Martinez dénonce un "gros raté" dans la façon d'annoncer la réforme
Le numéro un de la CGT a été surpris par le courrier d'Edouard Philippe envoyé aux partenaires sociaux samedi.@ Michel Euler / POOL / AFP
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Le numéro un de la CGT a été surpris par le courrier d'Edouard Philippe envoyé aux partenaires sociaux samedi.

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a qualifié dimanche de "gros raté" la manière dont le Premier ministre a annoncé aux partenaires sociaux la réforme du compte pénibilité, samedi, et a invité le gouvernement à un "débat national sur le travail".

"La pénibilité est une question importante." "La pénibilité est une question importante et il y a besoin de renforcer la prévention et la réparation, et non pas d'être au garde-à-vous quand Monsieur Gattaz (le patron du Medef, ndlr) réclame la suppression du compte pénibilité", a déploré Philippe Martinez sur France 3. Le numéro un de la CGT a dit avoir été surpris par le courrier d'Édouard Philippe, envoyé samedi aux partenaires sociaux pour annoncer les détails de la réforme du compte pénibilité.

"Les syndicats n'ont pas été prévenus. On a reçu un mail hier (samedi, ndlr) et un conseiller a essayé de me joindre pour m'annoncer qu'il allait y avoir un courrier pour expliquer la réforme", a raconté le leader syndical. "En matière de concertation et de dialogue, c'est un peu surprenant", a-t-il encore regretté, estimant que "ça prouve que, y compris dans la méthode, il y a de gros ratés, et celui-là en est un important".

"Il faut un débat national sur le travail." Philippe Martinez estime qu'il faut "revoir un certain nombre de critères de pénibilité" et propose que le burn out en fasse partie. "Il y a des suicides dans des entreprises dont on dit que le métier n'est pas pénible. Il faut une vraie réflexion sur le travail. Il faut un vrai débat national sur le travail", a-t-il insisté.