Comme l’opinion, les politiques se mobilisent pour Jacqueline Sauvage

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Comme l’opinion, les politiques se mobilisent pour Jacqueline Sauvage
Anne Hidalgo fait partie du comité de soutien à Jacqueline Sauvage@ PATRICK KOVARIK / AFP
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De nombreuses personnalités politiques, de tous bords, ont appelé à une grâce présidentielle pour cette femme condamnée pour avoir tué son mari violent.

La mobilisation en faveur de la grâce présidentielle de Jacqueline Sauvage n’est pas seulement populaire. Elle est aussi, et de plus en plus, politique. Depuis l’appel, lancé en décembre à François Hollande, par les filles de cette femme condamnée à 10 ans de prison pour avoir tué son mari violent et incestueux, de plus en plus nombreuses sont les personnalités politiques à avoir publiquement joint leur voix à cette cause.

Valérie Boyer, la pionnière

Dès le 8 décembre, soit cinq jours seulement après la condamnation en appel de Jacqueline Sauvage, Valérie Boyer réclame sur Twitter la grâce présidentielle pour la condamnée. La députée Les Républicains des Bouches-du-Rhône précise par ailleurs avoir demandé, avec 30 autres parlementaires, dont Lionnel Luca ou Dominique Dord, formellement la grâce présidentielle.

Malgré cette prise de position précoce, il faut attendre plusieurs semaines  pour que l’appel rebondisse dans la classe politique, grâce cette fois à des personnalités d’envergure nationale.

Un comité de soutien avec Hidalgo, Cohn-Bendit, Mélenchon

C’est en fait la constitution, lundi d’un comité de soutien à Jacqueline Sauvage qui redonne à l’affaire un écho politique. Ce comité réunit en effet  la maire PS de Paris Anne Hidalgo, l'ex-eurodéputé et leader écologiste Daniel Cohn-Bendit et le dirigeant du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon. Dès le 22 janvier, Daniel Cohn-Bendit avait pris et fait et cause pour la femme battue pendant 47 ans lors de sa chronique sur Europe 1.

Des soutiens en nombre

Le lancement du comité de soutien ayant conféré à l’affaire une médiatisation d’ampleur nouvelle, de nombreux politiques se sont rangés au côté de Jacqueline Sauvage. Et le spectre est large, puisqu’il court de Jean-Christophe Cambadélis à Nicolas Dupont-Aignan, en passant par Jean-Christophe Lagarde, Valérie Pécresse ou encore Roger Karoutchi.

Pendant ce temps, Hollande temporise

En visite d’Etat en Inde, François Hollande a tout de même entendu l’appel. Mais il se refus à trancher immédiatement. L’Elysée précise en effet qu’une procédure est en cours, et qu’il faut la respecter. En outre, selon ses proches, François Hollande ne s’est pas encore penché sur le fond du dossier en détail. Il attend notamment les avis et les propositions qui lui seront faites. Ce n’est qu’à l’issue de ce processus qu’il tranchera. Mais ses proches rappellent aussi que la grâce n’est pas une procédure que le chef de l’Etat affectionne.