Cochet : les alliances "préfigurent 2012"
Yves Cochet, invité d'Europe 1 le 18 mars 2010. © EUROPE 1

"On a des rapports assez rudes avec les socialistes", a cependant reconnu l’ex-ministre vert.

Les alliances entre le Parti socialiste, Europe Ecologie et le Front de Gauche avant le second tour des régionales marquent-elles le grand retour de la gauche plurielle ? "La gauche plurielle, c’était le XXe siècle", a fait remarquer Yves Cochet jeudi sur Europe 1. Mais "ça préfigure ce qui est possible (…) Si pour l’avenir, 2012, il y a une possibilité de gagner et de mettre fin au sarkozysme, c’est évidemment dans cette voie là qu’il faut aller", a convenu l’ancien ministre vert du gouvernement Jospin qui a reconnu qu’il était "nostalgique".





"On a toujours des rapports assez rudes avec nos camarades socialistes mais c’est des rapports aussi responsables", a expliqué Yves Cochet. Mais "on ne peut gagner qu’ensemble. Ils ne peuvent rien gagner sans nous et on ne peut évidemment rien gagner sans eux", a-t-il fait remarquer.

De là à participer aux primaires organisées par le PS pour désigner son futur candidat à la présidentielle ? "Non", a répondu Yves Cochet. Interrogé sur le cas de Martine Aubry en particulier, il a préféré éluder : "est-ce qu’elle sera candidate ou pas, je n’en sais rien, elle ne le sait peut-être pas elle-même encore".

Un nouveau parti vert

Yves Cochet a enfin indiqué qu’il s’apprêtait à soutenir Daniel Cohn-Bendit dans son projet de créer un nouveau parti politique écologiste. "Il faut élargir, métamorphoser" l’organisation actuelle. Objectif : que "tous les écologistes soient rassemblés autour d’une même famille".