Climat : Sarkozy veut en finir avec les "jeux de rôle"

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Climat : Sarkozy veut en finir avec les "jeux de rôle"
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"Personne n’aura à choisir entre le chômage et l’environnement", a assuré le président français à l'ONU, s'adressant notamment aux pays en développement.

C'est une "nouvelle croissance" que Nicolas Sarkozy a promise mardi aux pays en voie de développement et aux pays les plus pauvres lors du sommet sur le changement climatique, à New York. "Personne n’aura à choisir entre le chômage et l’environnement", a assuré le président français. Misant sur des aides financières mais aussi des "transferts de compétences technologiques", Nicolas Sarkozy a prévenu : "On ne peut pas avoir une partie du monde qui dit 'pour l’instant on ne peut pas s’y mettre'". Il faut sortir des "jeux de rôle, des jeux diplomatiques", a-t-il insisté.

Nicolas Sarkozy a fait deux propositions concrètes. A court terme, organiser un sommet des grandes économies en novembre pour faire le point de leurs engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique afin de favoriser le succès de la réunion de Copenhague, en décembre. A plus long terme, le président français a aussi plaidé pour la création d'une "organisation mondiale de l’environnement" pour gérer cet après-Copenhague.

Quelques heures plus tôt, Barack Obama avait été beaucoup plus prudent. Le président américain a certes appelé à une action mondiale "rapide et audacieuse" pour enrayer le réchauffement climatique sous peine d'une "catastrophe irréversible" dans les années à venir. Mais il n’a avancé aucune proposition nouvelle. Il s’est notamment gardé d'énoncer un objectif autre que celui déjà connu de ramener les émissions américaines de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990 d'ici à 2020. "Il ne faut pas faire d'illusions, le plus dur reste à faire" d'ici à Copenhague, a reconnu Barack Obama.

La Chine, de son côté, a pris un engagement : réduire "notablement" les émissions de gaz à effet de serre rapportées à la croissance économique d'ici 2020 comparativement à 2005. Au passage, le président Hu Jintao a appelé les pays développés à faire tout leur possible pour réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de lutter contre le réchauffement climatique.

A l'ouverture du sommet, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait mis la pression sur la centaine de chefs d’Etat et de gouvernement assistant Un échec lors du prochain sommet de Copenhague, en décembre, serait "moralement inexcusable, à courte-vue économique et mal avisé politiquement", a martelé Ban Ki-moon.Présidents et premiers ministres vont plancher en groupe de travail toute la journée de mardi et rendront leurs conclusions en fin de journée au secrétaire général de l’ONU.

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