Circulation alternée : Hidalgo veut aller plus vite à l'avenir

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ANTI-POLLUTION - Pour lutter efficacement contre les pics de pollution dans la capitale, la maire de Paris Anne Hidalgo propose de ne plus passer par une décision ministérielle pour arrêter la circulation alternée. 

Conséquence des très fortes chaleurs qui s’abattent depuis deux jours sur la capitale, la pollution à l’ozone a atteint un pic mardi à Paris. Elle devrait se poursuivre dans les jours qui viennent. Invitée sur Europe 1 mercredi matin, la maire de la capitale Anne Hidalgo estime que la décision d'une circulation alternée doit être prise "plus rapidement".

"Ma position est très claire". Après avoir rappelé qu'elle voulait faire baisser "la pollution à Paris dès cette année", la maire de Paris a énoncé quelques idées comme l'interdiction de circulation des véhicules trop polluants et la circulation alternée. Sur ce dernier point, Anne Hidalgo s'est montrée très ferme. "Une réunion est prévue mercredi à la préfecture de police avec le préfet de région pour décider des mesures qu'il faudra prendre", a-t-elle précisé. "Si les estimations de la qualité de l'air sont mauvaises et s'il y a nécessité de mettre en place des mesures de restriction de circulation, je suis pour qu'on les mette en place. Ma position a toujours été très claire sur ce sujet". 

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Les estimations de la qualité de l'air en France pour les 1, 2 et 3 juillet.


Attendre l'aval d'un ministre, "ce n'est pas sérieux". En mars dernier, lors du dernier pic de pollution dans la capitale, Anne Hidalgo avait été obligée d'attendre le feu vert de la ministre de l'environnement, Ségolène Royal. Après avoir essuyé deux refus de cette dernière, la maire de Paris avait directement demandé à Manuel Valls de trancher.

"Ce que j'ai demandé, c'est qu'on puisse agir plus rapidement et de façon plus automatique", a-t-elle expliqué mercredi matin sur Europe 1. Et de pousser une petite colère : "que la décision soit toujours suspendue à la décision d'un ministre, ou parfois, qu'il faille même attendre l'arbitrage du Premier ministre, ce n'est pas sérieux".