Chirac "veut marquer sa solidarité"

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Chirac "veut marquer sa solidarité"
@ Europe 1
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L'ancien président a dû faire un emprunt pour payer la facture dans l’affaire des emplois fictifs.

"Jacques Chirac ira devant ses juges". C’est ce qu’a assuré son avocat, Me Jean Veil, mardi, sur Europe 1. L'ancien chef d'Etat, aujourd’hui âgé de 77 ans, doit être jugé pour des emplois présumés fictifs de "chargés de mission" à son cabinet quand il était maire de Paris, de 1977 à 1995.

"Rien de négociable avec Delanoë"

"Nous avons réglé le problème civil, de la réclamation de la Ville, a précisé Me Veil. Le protocole d'indemnisation conclu entre les avocats de Jacques Chirac et la Ville de Paris concerne les 21 emplois fictifs à l'époque où Jacques Chirac était maire de la capitale. Cet accord prévoit le remboursement à la mairie de Paris de 2,21 millions d'euros, dont 1,72 million à la charge de l'UMP. "Rien n’était négociable puisque le maire de Paris avait fixé les règles", a précisé l’avocat de Jaques Chirac.



"A l’euro près, l’ensemble du préjudice subi par la Ville de Paris a été remboursé". Et le conseil de souligner que Jacques Chirac va participer à hauteur de 500.000 euros à cette transaction pour "marquer sa solidarité". "Une somme qu’il a dû emprunter à une banque", puisque les droits d’auteur de son précédent livre (NDLR : Chaque pas doit être un but) ont été versés à sa fondation.

Le procès aura lieu

Le procès pénal, lui, est toujours d’actualité. "Jacques Chirac ira devant ses juges, il l'a dit, et rien n'a aujourd'hui changé dans la situation". Il "prépare son procès", a assuré son avocat. Le 1er octobre, le tribunal de Paris décidera s'il tient ce procès en novembre-décembre, ou s'il accepte de le repousser en février pour que soit joint au dossier une affaire similaire instruite à Nanterre où l'ancien président de la République est également mis en examen.